Corps et âme (2017)
The Square (2017)
La Passion Van Gogh (2016)
L'Usine de rien (2017)
Soleil battant (2017)
La Belle et la meute (2017)
Out (2017)
précédent
suivant
Choisissez votre langue en | es | fr | it

email print share on facebook share on twitter share on google+

Dossier industrie: Green Film Shooting

Lydia Dean Pilcher • Productrice

par 

Lydia Dean Pilcher • Productrice

- Le film Disney Queen of Katwe, premier film écologique tourné en Ouganda, célèbre l’onzième collaboration entre la réalisatrice Mira Nair et la productrice Lydia Dean Pilcher, basée à New-York. Filmé également en Afrique du Sud avec une équipe de tournage internationale, le film s’inspire de l’histoire vraie d’une fillette de 10 ans, originaire des bidonvilles, qui devient une joueuse d’échecs de rang mondial. Lydia Dean Pilcher nous dévoile les secrets de cette production "verte".

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Avez-vous dû convaincre Mira Nair de se mettre au vert pour ce film ?
Lydia Dean Pilcher : Il y a vingt-cinq ans, nous avions déjà travaillé en Ouganda pour le film Mississippi Masala. Depuis huit ans, nous dirigeons des plateaux de tournage écologiques. Une production cinématographique soucieuse de l’environnement se bat pour économiser du carburant et de l’énergie, éviter l’émission de toxines et de polluants, gérer l’utilisation des ressources en eau, limiter la mise en décharge des déchets et sensibiliser les acteurs et l’équipe de tournage à la protection de l’environnement. Nous espérons que les solutions concrètes qui changent les mentalités envers le développement durable conduiront à renforcer la volonté des gouvernements d’aider les communautés disposant de peu de ressources, et à long terme permettront de sauver la planète.

Existe-t-il des infrastructures de gestion des déchets en Afrique ?
Mira et moi-même travaillons souvent à l’étranger et nous avons constaté que les ressources peuvent varier considérablement. En Ouganda, nous avons trouvé une usine de recyclage où nous avons pu prendre tout ce qui pouvait être sauvé de la décharge. A Johannesbourg, nous pouvions compter sur un système de compostage, utilisé par des restaurants et connu sous le nom de méthode Bokashi. Nous nous sommes procuré de gros barils que nous utilisions pour transformer des déchets alimentaires en compost.

L’équipe de tournage en Ouganda et Afrique du Sud avait-elle un quelconque savoir-faire en matière d’écologie ?
Nous avions emmené Emellie O’Brien, responsable de l’écologie basée à New-York, en Ouganda, pendant deux semaines, avant le début du tournage, et nous avons fait la même chose à Johannesbourg. Elle a formé deux personnes dans chaque pays en tant que responsables de l’écologie et a collaboré avec notre service comptabilité afin d’élaborer les procédures liées au calculateur carbone. Quand vous avez des responsables de l’écologie dans votre équipe, vous avez de meilleures chances de réussir car vous disposez de personnes spécialisées dans ce domaine, capables de mettre en place des systèmes et de montrer aux membres des autres services ce qu’ils peuvent faire. Avoir formé quatre nouveaux responsables de l’écologie en Afrique a été un exceptionnel aboutissement.

Avez-vous réduit vos émissions de carbone en faisant des économies en matière d’énergie et de transport ?
Nous avons remboursé les frais de transports en commun à l’équipe de tournage et nous nous sommes arrangées pour que des camionnettes viennent les chercher à des endroits précis afin qu’ils fassent du covoiturage jusqu’au plateau. Nous utilisions également des batteries rechargeables à chaque fois que cela était possible. Après avoir utilisé des batteries jetables, nous les envoyions depuis le département du son à celui de la coiffure et du maquillage où elles se déchargeaient complètement dans les sèche-cheveux avant d’être recyclées.

A quel point est-il important pour une production de mesurer son empreinte carbone ?
Le processus de calcul rend visible ce qui ne l’était pas auparavant. C’est plus facile de mettre en place des changements quand l’on peut mesurer les effets qu’ils produisent. Et il est important de faire circuler ces informations auprès des acteurs et de l’équipe de tournage car les équipes de film sont en train de devenir davantage soucieuses de l’environnement. Cela les pousse à imaginer des idées créatives pour réduire les émissions de carbone et j’espère qu’ils continueront à les mettre en pratique une fois notre production terminée. Nous avons utilisé le calculateur carbone de PGA Green, téléchargeable gratuitement sur le site greenproductionguide.com.

En collaboration avec

 

(Traduit de l'anglais par Pauline Hebel)

Newsletter

ArteKino
Les Arcs call
Unwanted_Square_Cineuropa_01

Follow us on

facebook twitter rss