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Dossier industrie: Télévision

Oliver Hirschbiegel, Paula Milne • Réalisateur, scénariste

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Oliver Hirschbiegel, Paula Milne  • Réalisateur, scénariste

- Cineuropa s’est entretenu avec Oliver Hirschbiegek et Paula Milne pour discuter de leur nouvelle mini-série The Same Sky, qui se déroule en Allemagne pendant la Guerre Froide, lors de la sixième édition du festival Série Series. La série suit un espion nommé « Roméo » de l’Allemagne de l’Est alors qu’il séduit une femme de Berlin Ouest. 

Cineuropa : Comment en êtes-vous arrivés à travailler sur The Same Sky et qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
Paula Milne : J’ai été contacté par Jan Mojto, de Beta Film, pour écrire une pièce sur cette période en Allemagne.

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Oliver Hirschbiegel : Je travaillais avec Rainmark et Tracey Scoffield sur un autre projet qui devait être destiné à la BBC. Tracey m’a parlé d’un projet avec l’idée de faire quelque chose avec des jumeaux. L’idée me parlait puisque je suis moi-même Allemand et père de jumeaux. 

Quelles ont été les méthodes de recherches pour l’écriture du scénario ?
PM : J’ai rencontré beaucoup de personnes qui ont vécu pendant cette ère. Je voulais aussi que l’histoire se passe dans Berlin centre mais je devais trouver une raison pour envoyer l’espion Roméo à Berlin car ils étaient tous à Bonn à cette époque. Alors que je décollais de l’aéroport Berlin-Tegel, j’ai remarqué une forêt d’où s’élevaient des dômes blancs. J’ai appris qu’il s’agissait d’une vieille station d’écoute qui était en fonction après la guerre et jusqu’au début des années 80 et dirigée par la NSA. Je venais donc de lui trouver une raison de se déplacer jusqu’à Berlin. La recherche est l’étape la plus importante.

OH : J’ai moi-même dû faire beaucoup de recherches également, sur des détails à propos des lieux ou pour savoir à quoi ressemblaient les choses à l’époque. La recherche est pour moi le secret. 

Vous êtes un réalisateur de film renommé. Qu’est-ce qui vous attire dans la télévision et en quoi le processus diffère-t-il entre un film et la télévision ?
OH : Il n’y a pas vraiment de grande différence. Pour moi, quel que soit le format, c’est toujours un film. J’ai commencé dans la télévision, les publicités, les séries télévisées, et dans des divers téléfilms d’art et d’essai.  Le processus est toujours le même. La télévision est plus rapide. Le travail d’édition pour la télévision est différent mais c’est globalement la même chose. Ça raconte une histoire par le moyen d’un film. 

Comment pensez-vous que la montée des nouvelles plateformes de distribution va influencer le futur des séries ?
PM : Je pense que c’est bon et sain, que cela fournit une forme d’opportunité dans le sens où vous n’avez pas à vous adresser d’abord à une société de diffusion. Vous pouvez écrire un épisode pilote et une description et présenter une proposition scénique et c’est bon. Bien sûr, les distributeurs veulent distribuer un produit à beaucoup de pays donc, parfois, vous êtes contacté par un distributeur qui vous dit qu’ils ont cette idée géniale située dans 14 pays parce qu’ils veulent les ventes.  C’est donc très bien d’avoir davantage de pluralisme et de rivaliser avec les sociétés de diffusion mais je pense qu’il faut rester vigilant, tout n’est pas dans l’avant-vente. 

Puisqu’il y a tellement de nouvelles séries produites maintenant, est-ce que vous trouvez qu’il y a une amélioration ou un détérioration de la qualité ?
PM : Je pense qu’on pourrait atteindre un point de bascule. Peut-être qu’il y a 18 mois il y avait un grand enthousiasme, et à juste valeur, car cette nouvelle plateforme était une toute nouvelle opportunité, particulièrement chez les jeunes. Pourtant maintenant, le marché est très bondé, et pour se faire remarquer, les idées doivent être exprimées presque comme sur une affiche, comme dans un film. Une partie de la délicatesse de l’écriture pour la télévision, le déploiement des intrigues et des personnages peut, comme l’a dit Oliver, se perdre dans le processus à cause de cette nécessité de percer dans ce marché incroyablement bondé. 

Quelle était la structure de co-production pour ce projet ?
OH : Les producteurs principaux étaient Anglais et Allemand, ils ont travaillé avec un producteur de services tchèque. La série entière, qui se déroule à Berlin, a été tourné à Prague. Cela a été un grand avantage de pouvoir tourner en République Tchèque. 

Trouvez-vous que le processus de co-production et que travailler avec des artistes de nationalités différentes vous aident dans votre créativité ?
OH : Je préfère les co-productions. Beaucoup de mes films sont coproduits et tournés à l’étranger. C’est toujours bien d’avoir autant d’avis étrangers que possible. 

Quel était le budget de la série ?
OH : Environ 1.3 millions d’euros par épisode, dont beaucoup sont pour les frais de production. J’avais donc à peu près 1 million pour un épisode.

(Traduit de l'anglais)

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