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"La raison principale pour laquelle j'ai fait ce film était de générer un débat en Bulgarie"

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Stephan Komandarev • Réalisateur

par 

- CANNES 2017 : Nous nous sommes entretenus avec le réalisateur bulgare Stephan Komandarev au sujet de son quatrième film, Taxi Sofia, projeté dans la section Un Certain Regard

Stephan Komandarev  • Réalisateur

Presque dix ans après son The World Is Big and Salvation Lurks Around the Corner [+lire aussi :
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, qui avait été projeté à des dizaines de festivals à travers le monde, Stephan Komandarev revient avec un drame social, Taxi Sofia [+lire aussi :
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interview : Stephan Komandarev
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(Directions), sélectionné dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2017. Voici ce que nous a confié le scénariste et réalisateur sur son film, qui explore les difficultés sociales en Bulgarie.

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Cineuropa : Taxi Sofia présente un vaste éventail des difficultés auxquelles fait face la Bulgarie actuellement.  Vous attendez-vous à ce que le film suscite un débat public ? 
Stephan Komandarev :
C’est la principale raison pour laquelle j’ai fait ce film : générer un débat sur la situation actuelle de notre pays. La première étape, si on souhaite changer les choses de manière positive, est de dresser un tableau réaliste de la Bulgarie d’aujourd’hui – car il ne correspond pas à l’image qui en est donnée dans les médias. Nous allons organiser une campagne vigoureuse pour la distribution du film, afin de lui donner le plus de visibilité possible. Après cela, il sera diffusé à la télévision par notre partenaire de production, la Télévision nationale bulgare.

Vous avez tourné chaque scène en une seule prise. Pourquoi cette décision, et quelle scène a été la plus difficile à tourner? Combien de prises ont été nécessaires avant que vous ne soyez satisfait du résultat ?
Nous avons pris la décision de tourner chaque scène en une seule prise afin de créer une atmosphère de réalisme et d’authenticité, mais les répétitions ont duré longtemps : avant que le tournage ne commence, nous avons même tourné le film en entier avec une petite caméra, et avec tous les acteurs sur le plateau. Cette préparation a été très utile. Nous avons monté ces premières images et obtenu un film de 110 minutes avant de commencer le vrai tournage. L’une des principales difficultés est venue du fait que les acteurs jouant des chauffeurs de taxi devaient vraiment s’insérer dans la circulation de Sofia. La première scène a été difficile, notamment en raison du trafic : il nous a fallu dix prises.  La scène du pont aussi a été problématique. Elle dure 18 minutes et il a fallu pour la tourner trois cadreurs : un pour manier la caméra dans la voiture, un sur le pont et un sur une grue, face au pont, avant qu’on ne se retrouve de nouveau dans la voiture. Là encore, il nous a fallu dix prises. Du point de vue des acteurs, la scène la plus difficile a été la scène finale, tournée en trois prises.

Dans votre note d’intention, vous expliquez que certaines scènes du film sont tirées d’expériences vécues. En tant que scénariste et réalisateur, vous nourrissez-vous de ce lien avec la réalité ? Ou bien préférez-vous la fiction ?
Certaines scènes du films s’inspirent de faits réels. Pour moi, il était important de maintenir cette impression de réalité, surtout pour ce film. Cela dit, pendant l’élaboration du scénario, nous avons naturellement modifié beaucoup d’éléments, afin de construire un récit plus étoffé. Nous avons fait cela principalement dans le cadre des ateliers de l’Institut méditerranéen du film.

Quand souhaitez-vous que le film sorte en Bulgarie, et comment allez-vous le promouvoir?
Nous prévoyons sa sortie pour la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. Le fait qu’il ait été sélectionné dans la section Un Certain Regard de Cannes et les réactions positives qu’il a reçues ont déjà permis de créer le buzz. Nous avons aussi été invités à de nombreux festivals importants ces prochains mois, ce qui va sûrement aider le lancement du film en Bulgarie. Par ailleurs, la campagne de promotion va être avantagée par la popularité en Bulgarie de plusieurs des acteurs du film.

Vous avez déjà un nouveau film en développement. Pouvez-vous nous dire de quoi il s’agit?
Pendant la préparation du film et les repérages, j’ai parcouru 12 000 kilomètres à travers Sofia, de nuit, et j’ai ainsi découvert qu’il y avait trois types de véhicules dans les rues de la ville, aux heures sombres : les taxis, les voitures de la police et les ambulances. En ce moment, nous travaillons sur une histoire autour des voitures de patrouille de la police.

(Traduit de l'anglais)

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