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Le syndrôme chinois

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Gianni Amelio • Réalisateur
A la Mostra de Venise avec L'Étoile manquante

par Camillo de Marco

07/09/2006

Gianni Amelio • Réalisateur  - 
A la Mostra de Venise avec L'Étoile manquante

Huit ans après le triomphe de Così ridevamo, L'Étoile manquante [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
(lire l'article) de l'italien Gianni Amelio, en compétition pour le Lion d'or à la Mostra de Venise cette année, s'il n'a pas complètement convaincu la critique, a conquis le public qui l'a longuement applaudi. Gianni Amelio est l'un des réalisateurs italiens les plus appréciés pour la sensibilité avec laquelle il traite ses histoires inspirées de la vie réelle.

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Cineuropa : Un film "sur la route" existentielle, un voyage à la découverte de soi-même, à travers une planète inconnue comme la Chine, celle de votre Vincenzo, ouvrier dans une usine abandonnée, à la recherche d'une aciérie chinoise qui cache une anomalie dangereuse, que seul lui pense pouvoir réparer.
Gianni Amelio : C'est un homme qui a besoin de retrouver un centre perdu. Il n'a plus rien, il veut savoir s'il lui reste encore une chance pour une deuxième vie. Il s'invente donc un problème mécanique pour se convaincre lui-même que ce nouveau chemin est le bon.

Pourquoi la Chine ?
Je ne suis pas allé en Chine pour favoriser la propagande. Mon histoire est celle, éternelle, du besoin de vivre et de ne pas baisser les bras.

Comment avez-vous trouvé ce pays ?
Ça a été une expérience très intense. C'est un pays aux contrastes incroyables, de la fascination de Shanghai à l'extrême pauvreté des campagnes où les gens vivent dans des taudis. Je n'ai d'ailleurs pas pu mettre dans le film toutes les images qui montrent cela. Aujourd'hui, la Chine est asphyxiée par un système bureautique intraitable, dictatorial, sur lequel s'est superposé le fléau du capitalisme au détriment de la vie des travailleurs. Où que nous tournions, le ciel était gris, nuageux, impénétrable, à cause d'un niveau de pollution terrible. Nous n'avons vu le soleil qu'au moment où nous sommes rentrés dans les terres de Mongolie.

Neuf semaines de tournage après trois mois de repérage des lieux. Quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées ?
La commission de contrôle cinématographique, qu'on pourrait qualifier de censure, a suivi pas à pas toutes les versions du scénario et il y avait toujours l'un de leurs fonctionnaires sur le plateau. Ils ne voulaient pas que l'on tourne dans l'aciérie de Chongqing, l'un des lieux les plus horribles sur terre, où les femmes cuisinent entre les émanations toxiques et où les enfants vont pieds nus, abandonnés, entre les détritus de l'aciérie. Ils m'ont obligé à filmer une petite manifestation d'étudiants qui protestaient contre la pollution par l'acier. Mais je ne peux pas me plaindre de la manière dont ils m'ont traité. Les Chinois vous mettent des bâtons dans les roues mais ils finissent par vous aider.

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