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Sons of Norway : Punk is not dead

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Sons of Norway : Punk is not dead

C’est au rythme énergique de God Save the Queen et de Anarchy in the U.K. des Sex Pistols que s’est poursuivie hier soir la compétition du Festival de Cinéma Européen des Arcs avec Sons of Norway [+lire aussi :
bande-annonce
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du Norvégien Jens Lien. Remarqué à la Semaine de la Critique cannoise en 2006 avec l’excellent Norway of Life [+lire aussi :
critique
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(The Bothersome Man), le réalisateur qui ambitionnait de devenir musicien avant de se faire happer par le cinéma, joue une nouvelle fois la carte de l’humour décalé pour une plongée en 1978 à la croisée des chemins de de la fulgurance punk et de l'héritage de la mouvance baba-cool dans la Norvège des banlieues tranquilles. Deux tendances incarnées par un adolescent (Åsmund Høeg) et son père (Sven Nordin) confrontés à un drame familial.

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Quand Nikolaj, 14 ans, entend pour la première fois les Sex Pistols, c’est une révélation électrisante pour ce sage fils d’un couple hippie chantant l’Internationale lors des soirées de Noël. Et comme cette découverte coïncide avec la mort de sa mère dans un accident routier, avec la profonde dépression affectant son père Magnus et avec le départ de son petit frère pris en charge par un oncle et une tante, voici Nikolaj libre de se transformer en un véritable punk. Doc Martens, collier à clous, épingle à nourrice transperçant la joue, large chemise noire, cheveux hérissés et musique àfond : le voilà lâché dans les rues, s’amusant à effrayer les bonnes gens avec son petit groupe d’amis. Son père, architecte progressiste, laisse faire et prend même la défense de son fils qui a jeté une bouteille de bière sur la tête d’un notable ("C’est un petit prix à payer pour l’attitude saine et rebelle de ces enfants. Le monde va stagner si les générations futures cessent de protester"). Alors que Magnus commence às’enthousiasmer pour l’anarchie punk, la comparant au dadaïsme de 1919 et rapprochant Johnny Rotten de Tristan Tzara, Nikolaj partage aussi les passions de son très créatif père, même s’il est parfois un peu plus réticent (camp de nudistes). Mais le duo hors normes flirte de temps à autre avec l’auto-destruction…

Très dynamique et souvent amusant, le libertaire Sons of Norway avance sous le masque d’une joyeuse dérision (vêtements flashy des années 70, absurdités New Age), mais l’équilibre idéal entre le ton comique et les aspects dramatiques, la légèreté d’une fable et les questions de société, n’est pas toujours facile à tenir. Intercalant quelques flasbacks et autres ralentis, Jens Lien réussit néanmoins à impulser un rythme emballant. Sans bouder le plaisir d’un film éminemment sympathique, on peut pourtant se demander si les bons sentiments animant les personnages sont totalement solubles dans la philosophie anarchiste qui les anime.

Produit par les Norvégiens de Friland, Sons of Norway qui a fait sa première à Toronto, a été coproduit par les Suédois de Götafilm et de Film i Väst, les Danois de Nimbus Films Produktion et la société française Les Films d’Antoine. Les ventes internationales sont assurées par Films Distribution.

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