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Superpositions entre santé et maladie mentale, réalité et surréalisme dans Sieniawka

par 

- Dans le premier film du polonais Marcin Malaszczak, documentaire et fiction se côtoient pour former un curieux mélange explorant les limites de la santé mentale et des troubles psychiques

Superpositions entre santé et maladie mentale, réalité et surréalisme dans Sieniawka

Sieniawka [+lire aussi :
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, premier long-métrage de Marcin Malaszczak, réalisateuroriginaire de Pologne, que l’on pourrait prendre pour un documentaire qui suit la vie d’un hôpital psychiatrique du même nom, s’avère être une vague structure énigmatique brouillant les frontières entre santé et maladie mentale et sûrement bien d’autres frontières. Finalement, c’est au spectateur qu’il revient de choisir les catégories de chaque côté de ces frontières.

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Le film débute comme un court-métrage de fiction absurde : on y voit le personnage central, Stefan Szyszka, malade mental en camisole de force, errant dans des paysages post-industriels.  Il se retrouve pris dans des situations abracadabrantes, loin du territoire du réel.  C’est en fait grâce à la partie documentaire du film que nous pouvons nous rendre compte qu’il s’agit probablement des rêves ou des hallucinations d’un fou.

Une fois à Sieniawka, qui se rapporte aussi bien au nom du village à la frontière entre la Pologne et de l’Allemagne qu’à celui de l’hôpital, nous pouvons observer les patients se consacrant à leurs activités quotidiennes. Mais cette partie n’est pas non plus enracinée dans le réalisme car Malaszczak a de toute évidence sélectionné parmi les patients les plus étranges voire les plus atteints, avec leurs tics et manies, pour la version finale de son film. De plus, son choix au niveau de l’éclairage, de l’angle de prise de vue et des techniques utilisées sous-entend qu’il n’a pas cherché à filmer la réalité.

On est tenté de faire la comparaison avec Ulrich Seidl et la ‘réalité mise en scène’ de son film Import/Export [+lire aussi :
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, voire d’accuser Marcin Malaszczak d’exploiter les personnes souffrant de maladies mentales. Mais ce n’est certainement pas le cas étant donné que le réalisateur est lui-même né à Sieniawka. Cependant, le fait que le film dans son ensemble est tellement surréaliste que l’affection pour les sujets est difficile à exprimer pour le réalisateur et difficile à ressentir pour le public, n’arrangera pas son cas.

Mais ce n’est pas ce que cherche à faire Marcin Malaszczak, davantage intéressé par le rapport entre le réel et le surréel, les sains d’esprit et les déments, le normal et l’anormal, et il est clairement fait allusion au caractère vague de catégories telles que le temps et l’espace. Sieniawka n’est pas un film facile à regarder ni à comprendre mais c’est un beau défi pour le public à la recherche de nouveaux moyens d’expression cinématographiques.

Sieniawka a été coproduit par Deutsche Film- und Fernsehakademie Berlin et la société berlinoise Mengamuk Films, également en charge des droits internationaux. 

(Traduit de l'anglais)

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