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Daybreak : entre l’éthique et l’existentiel

par 

- Le premier long-métrage du réalisateur albanais Gentian Koçi est un film psychologique et émotionnel subtile

Daybreak : entre l’éthique et l’existentiel
Ornela Kapetani (centre) dans Daybreak

Dans son premier long-métrage intitulé Daybreak [+lire aussi :
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, tout juste présenté en avant-première mondiale à la compétition du Festival de Sarajevo, le réalisateur albanais Gentian Koçi nous montre dès le début ce que son héroïne doit endurer pour survivre. Au début du film, une jeune mère nommée Leta (Ornela Kapetani) se réveille pour nourrir son bébé, quelques minutes à peine avant que ne frappe à la porte le propriétaire de leur minuscule appartement situé dans la banlieue de Tirana, réclamant trois mois de loyer impayé.

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Son fils dans les bras, Leta marche dans la boue entre des maisons délabrées et des constructions abandonnées jusqu’à l’arrêt de bus. Elle doit se rendre dans le centre-ville pour confier son enfant à une baby-sitter (qui lui réclame également de l’argent), avant de rencontrer son employeur à mi-temps. Ariana (Jonida Beqo) est une femme aisée et mariée en France. Leta doit prendre soin de sa mère alitée, Sofia (Suzana Prifti).

Leta est plus que qualifiée pour ce travail: ancienne infirmière, elle a été renvoyée pour avoir pratiqué une euthanasie de manière illégale. La situation douloureuse de Sofia amènera cette histoire à refaire doucement surface et deviendra un problème existentiel pour Leta, lorsque celle-ci se fera jeter de chez elle par le propriétaire. Elle devra emménager chez Sofia avec son fils sans en parler à Ariana. Parallèlement, le facteur qui apporte la pension de Sofia prendra de plus en plus d’importance dans sa vie.

Leta n’est pas seulement confrontée à une société pauvre et corrompue, elle doit aussi affronter ses propres normes éthiques. Qu’est-ce que la moralité si vous et votre enfant n’avez pas de toit au-dessus de la tête, pas de nourriture à table? Comment peut-on abréger les souffrances de quelqu’un si cela signifie perdre une sécurité matérielle déjà précaire?

Daybreak est un film psychologique et émotionnel subtile, et Koçi aborde prudemment ces thèmes problématiques. La plupart de l’action se déroule en intérieur, et l’appartement de Sofia devient un microcosme aux problèmes de Leta. Avec l’aide du directeur de la photographie grec, l’expérimenté Ilias Adamis (Réparation, Chromium [+lire aussi :
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), le réalisateur crée une mise-en-scène élaborée dans laquelle les mouvements faciaux des acteurs sont minutieusement complémentés par la lumière et la distance de la caméra, notamment dans les scènes que se partagent les deux merveilleuses actrices, Kapetani et Prifti. Une exposition n’est pas nécessaire et l’état de santé de Sofia l’empêche souvent de parler ou de se mouvoir. La scène où Leta la retrouve assise dans un fauteuil avec son fils sur les genoux est particulièrement touchante.

Daybreak est un premier long-métrage fort de la part d’un réalisateur dont les projets précédents comprennent pas moins de neuf domaines différents : scénariste, réalisateur, directeur de la photographie, metteur en scène. Pour ce film, il s’est concentré sur l’écriture, la réalisation et la production et s’est entouré d’une équipe solide pour créer un drame accompli et subtilement émouvant.

Le film est coproduit par Artalb Film (Tirana) de Koçi et la compagnie grecque Graal Films. Wide Management possède les droits internationaux.

(Traduit de l'anglais)

Warsaw
EPI Distribution
LIM
 

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