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Ferrante Fever, à la recherche des secrets de “l’écrivaine sans visage”

par 

- Le documentaire de Giacomo Durzi, s’intéresse à l’auteure napolitaine Elena Ferrante, qui apparait dans la liste des 100 personnalités les plus influentes du monde du magazine Time

Ferrante Fever, à la recherche des secrets de “l’écrivaine sans visage”
Roberto Saviano dans Ferrante Fever

La vitrine d’une librairie sur Prince Street, New York. Un néon rose éclaire une étagère qui ne contient des livres que d’une seule écrivaine : “Ferrante Fever”. Voilà l’origine du titre du documentaire, distribué dans les cinémas par QMI Stardust à partir du 4 octobre. Giacomo Durzi, habituellement scénariste pour les productions originales de Sky Italie, réalise le film, qu’il a développé et écrit avec Laura Buffoni. Après sa sortie dans les cinémas, Ferrante Fever, qui est produit par Malìa et RAI Cinema, devrait être diffusé en exclusivité sur Sky Arte HD. Les ventes internationales sont assurées par The Match Factory.

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Tournée entre les États-Unis et l’Italie, le film partage la même ferveur que celle qui habite les lecteurs et lectrices d’Elena Ferrante. Mais le film ne se limite pas à chercher une identité à “l’écrivaine sans visage”, qui a vendu plus de 5 millions de livres à travers le monde. Il ne cherche pas à dévoiler la vraie personne qui se cache derrière ce pseudonyme. Le documentaire s’intéresse plutôt au secret de son succès, à la vraie nature de la fièvre, dont la vitrine du magasin de McNally Jackson en est l’illustration. Comment a-t-elle pu écrire une histoire dont le succès ne s’atténue pas, même après 12 ans ? 

Des témoignages inédits, ainsi que les propos de l’écrivaine en personne, et les lieux et les personnages de ses romans, donnent au spectateur des éléments de réponse. Le film s’ouvre avec la voix d’Hillary Clinton qui déclarait, lors d’une interview radiophonique durant sa couse à la présidentielle : “J’ai commencé à lire les romans napolitains d’Elena Ferrante et c’était une expérience tout simplement hypnotique. Je ne pouvais pas m’arrêter. J’étais captivée par les visages, les personnages, les bruits…” Le spectateur entend ensuite la voix d’Anna Bonaiuto - qui interprète le personnage principal de L’Amour meurtri de Mario Martone, le film adapté du premier roman d’Elena Ferrante - lisant quelques lignes de La Frantumaglia, un live qui compile les pensées qui accompagnent l’écrivaine pendant qu’elle travaille. 

Lisa Lucas, la directrice de la Fondation Nation Book, dit qu’’il y a quelque chose dans sa manière d’écrire qui répond à ces besoins que nous avons tous quand nous lisons un livre ou regardons un film.” “Elle va en profondeur”, déclare l’écrivaine et scénariste Francesca Marciano, “elle vous prend par la main et vous force à aller encore plus loin, à ses côtés.” Ann Goldstein, la traductrice anglaise de l’oeuvre, dit qu’elle est tombée amoureuse dès la première phrase de Les Jours de mon abandon. “Il est vrai que les choses les plus simples sont universelles, mais elle les décrit d’une façon qui les rend uniques. Ferrante explore les émotions et définit les choses d’une façon à laquelle vous n’auriez jamais pensé.” Jonathan Franzen déclare qu”’elle a fait ce que font les grands auteurs : elle nous a ouvert les yeux à tout un univers qui a toujours été là, autour de nous.” L’article de James Wood dans le New Yorker a joué pour beaucoup dans le succès de l’écrivaine aux États-Unis, “ce qui revient à être nommé Baron par la Reine d’Angleterre”, explique Francesco Marciano. Et Roberto Saviano, qui vient de la même région que Ferrante, a récemment commenté: “C’est tout le miracle de Ferrant : elle n’existe que dans les livres. Son anonymat est un chapitre à part entière de son travail.”

Giacomo Durzi s’en remet à la forme classique du documentaire, qui contient des interviews et des animations par Mara Cerri et Magda Guidi. Nous le laisserons partager son enthousiasme, en utilisant les mots de de l’écrivaine elle-même : “La seule possibilité était d’apprendre à me redéfinir, à traduire cela dans mes livres pour m’en délivrer, de considérer l’écriture comme ce qui nous a séparé, au moment-même de sa conception.”

(Traduit de l'italien)

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