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Most Beautiful Island : les contrastes de New York

par 

- Ana Asensio livre un portrait sinistre de la société de consommation, une descente dans la fange de cette grande ville qui abrite le meilleur, mais aussi le pire du genre humain

Most Beautiful Island : les contrastes de New York
Ana Asensio dans Most Beautiful Island

Ana Asensio est heureuse et ne le cache pa. Après avoir quitté Madrid pour passer plus d'une décennie à New York, à vivre mille aventures pas toujours douces, elle revient sur le Vieux Continent avec son premier long-métrage, le thriller psychologique Most Beautiful Island [+lire aussi :
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, un film aussi inquiétant qu’indépendant qui a raflé le Prix spécial du jury à la dernière édition du Festival SXSW d’Austin, Texas, et qui est à présent au programme à Sitges (article) et Londres (article).

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Most Beautiful Island est un titre ironique et désenchanté. Le film s'ouvre sur l'image de femmes qui se fondent dans la masse indifférenciée des gens qui déambulent tous les jours parmi les gratte-ciel de Manhattan : des filles anonymes, des lutteuses, qui essaient de se frayer un chemin dans un monde impitoyable dont la compétitivité atteint des extrêmes. Parmi elles se trouve Luciana (incarnée par Ana Asensio, connue pour son travail à la télévision et dans des films comme The AfterlightZenith et The Archive), une actrice qui a quitté sa famille et son pays pour s’éloigner du même coup d’un souvenir traumatisant qu'elle essaie d'oublier, aussi difficile que cela puisse être. La prémisse rappelle ce qui arrivait à l'héroïne de Nadie nos mira [+lire aussi :
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de Julia Solomonoff, bien qu'ensuite, le film prenne sa propre trajectoire.

Dans ce contexte, elle accepte toutes sortes d’emplois de fortune, y compris des jobs qu'elle n'aurait jamais pensé exercer, juste pour pouvoir vivre (mal vivre) dans cette ville de toutes les promesses. Un jour, une amie lui propose d'aller à une fête exclusive, secrète, dans une tenue élégante et sexy, en échange de quoi elle recevra une grande quantité de dollars. La soirée va marquer le début d’un cauchemar inimaginable.

Ana Asensio a intégré dans le scénario de Most Beautiful Island beaucoup des soucis et angoisses qu'elle-même a vécus, en tant qu'immigrante dans un pays peu accueillant. Pour les besoins de la fiction, elle leur a donné la structure d'un thriller, tandis qu'elle suit son héroïne dans ses efforts non seulement pour survivre, mais aussi pour échapper à ses propres fantômes. On sent un peu là l’ombre de Polanski et Kubrick, les maîtres incontournables de la claustrophobie, de l’étouffemente et des situations malsaines.

Avec une caméra agile, peu de moyens mais beaucoup d'audace, Asensio recourts efficacement, dans la deuxième partie du film, au hors-champ, de manière à ne révéler au spectateur que les informations nécessaires et lui permettre de compléter le récit avec ses propres cauchemars. L’angoisse, dans une chambre pleine de filles qui attendent leur tour devant une porte, n’en est que plus terrifiante. Non seulement l’actrice brille, dans ce premier film derrière la caméra, mais elle a déjà remporté un prix inattendu, tout à fait mérité.

Most Beautiful Island a été produit par Glass Eye Pix, Palomo Films et Asensio elle-même. Le film sortira en Espagne en janvier 2018 avec ConUnPack, au Royaume-Uni avec Bulldog. Ses ventes internationales sont assurées par la société nord-américaine. The Film Sales Company.

(Traduit de l'espagnol)

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