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Justin Taurand • Les Films du Bélier

Producers on the Move 2011 – Francia

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Este artículo está disponible en francés.

A 33 ans, Justin Taurand est en pleine ascension avec sa société Les Films du Bélier : ses trois premiers longs ont sélectionnés aux Venice Days, à la Quinzaine des réalisateurs et en compétition à Locarno.

Cineuropa : Quelles ont été les principales étapes de votre parcours de producteur ?
Justin Taurand : J’ai créé Les Films du Bélier en 2003 à un moment où j’avais déjà fait les rencontres (qui se sont révélées déterminantes par la suite) avec Hélier Cisterne, Katell Quillévéré et Frank Beauvais dont j’ai produit pratiquement tous les films. Mon premier long, 7 ans [+lee también:
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de Jean-Pascal Hattu, a été très bien accueilli aux Venice Days en 2006 et vendu dans de nombreux territoires. Puis sont venus deux autres longs : Un poison violent [+lee también:
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de Katell Quillévéré (Quinzaine des réalisateurs 2010) et Homme au bain [+lee también:
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de Christophe Honoré (en compétition à Locarno l’été dernier).

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Est-il facile de financer actuellement en France des films d’auteurs comme les vôtres ?
C’est peut-être plus difficile qu’avant. Pour moi, cela s’est bien passé, même si 7 ans a été fait avec 600 000 euros seulement, sans aucun préachat TV. Mais il a ensuite été acheté par Arte et TPS. Le film de Christophe Honoré était aussi un petit budget, mais il avait été pensé comme cela. Quant à Un poison violent, il a été relativement bien financé avec Arte en coproduction et Canal + et CinéCinéma en préachats, tous à des hauteurs de chiffrage assez fortes pour un premier film d’auteur, sans oublier un distributeur, un vendeur, deux régions et des Sofica. Cela paraît un parcours sans faute et un film riche, mais même avec tout cela, nous n’étions que sur un budget de 2 M€, ce qui n’est pas énorme.

Quelle est votre stratégie de développement ?
Il y a une identité des Films du Bélier autour d’une famille de réalisateurs. Il y a donc une logique de développement avec eux qui n’est pas la même que de rencontrer un auteur ponctuellement sur un projet et un film, sans nécessairement envisager un travail à long terme. Ce sont deux approches différentes qui peuvent toutes naviguer dans des tailles de films très diverses. Car ces réalisateurs n’ont pas vocation à faire toute leur vie des films d’auteur "durs", avec des petits budgets. Avec ma famille d’auteurs, ce sont des parcours qui se construisent de manière fusionnelle avec plus d’implication personnelle de ma part, souvent avant même qu’il y ait un sujet. Mais j’aime aussi les rencontres qui ne débouchent pas forcément sur une continuité film après film, mais sur l’idée que je retrouverai peut-être certains réalisateurs plus tard. Par exemple, le projet des cartes blanches initié avec Pascal Rambert, le metteur en scène du théâtre de Gennevilliers, m’a permis de produire des films de Shinji Aoyama, Jean-Paul Civeyrac, Bertrand Bonello et Joachim Lafosse.

Quels sont vos projets dans l’immédiat ?
Nous sommes en casting et en cours de financement sur Vandal, le premier long métrage d’Hélier Cisterne dont le tournage devrait démarrer en octobre. Centré sur un adolescent, le film va naviguer entre le romanesque, l’intime, et des moments d’action, de tension et de suspense. Et pour 2012, il y a deux projets en écriture : le premier long de Frank Beauvais, Je ne t’aime pas, et Gladys de Pascal Rambert qui écrit le scénario avec le romancier Eric Reinhardt.

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