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Industrie / Marché - France

Dossier industrie: Produire - Coproduire...

239 longs métrages produits par la France en 2020

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Le cinéma français a résisté à la tempête de la pandémie, réussissant à maintenir environ 80% de sa production cinématographique l’an dernier, même si financements et coproductions ont souffert

239 longs métrages produits par la France en 2020
OSS 117 : Alerte Rouge en Afrique Noire de Nicolas Bedos, le plus gros budget pour un film agréé français en 2020 avec 18,35 M

Malgré l’impact violent de la première vague de la crise sanitaire, l’industrie hexagonale a démontré une très belle capacité de résilience illustrée par le bilan 2020 de la production cinématographique française publié par le CNC.

Avec 239 longs métrages agréés, dont 190 films d'initiative française (62 FIF de moins qu’en 2019) et 49 productions minoritaires (50 de moins), la production cinématographique française 2020 a certes baissé de 20,6% par rapport à l’année précédente, mais le résultat est néanmoins assez remarquable (devant beaucoup aux différents dispositifs de soutien exceptionnels mis en place par les pouvoirs publics français) dans un contexte qui a vu les tournages totalement interrompus en France pendant un trimestre entier et la reprise de l’activité compliquée par les préconisations sanitaires pour les prises de vues dans l’Hexagone et les entraves aux fonctionnement habituel des coproductions internationales. Les jours de tournage à l’étranger des FIF ont ainsi chuté de 47,4% à 677 jours.

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Au total, 88 coproductions internationales françaises ont été agréées en 2020 (contre 116 l’année précédente) avec 39 pays étrangers : 39 majoritaires françaises (16 de moins que l’année précédente) et 49 minoritaires (12 de moins qu’en 2019). Les investissements en la matière ont été particulièrement affectés par la pandémie puisqu’ils sont tombés à 276,04 M€ (soit 45,8% de moins qu’en 2019) : 122,79 M€ français et 153,25 M€ étrangers.

L’an dernier, les principaux partenaires étrangers du cinéma hexagonal ont été la Belgique (19 FIF et 9 minoritaires), l'Allemagne (9 FIF et 5 minoritaires), l'Italie (3 FIF et 7 minoritaires), l’Espagne (2 FIF et 5 minoritaires) et la Suisse (6 FIF). A signaler également six productions minoritaires françaises avec la Grèce.

Du côté du financement, les investissements ont baissé à 783,9 M€ (-29,8 % par rapport à 2019) dont 643,67 dans les films d’initiative française. Conséquence : le devis moyen des FIF poursuit sa décrue et s’établit maintenant à 3,39 M€ (le plus bas niveau depuis plus de 25 ans; à comparer par exemple aux 5,47 M€ d’il y a dix ans).

La répartition des budgets délivre une photographie instructive puisque seul les FIF au devis compris entre 4 et 5 M€ sont à la hausse (19 en 2020 contre 9 l’année précédente). Les nombres de FIF au budget supérieur à 15 M€ et entre 7 et 10 M€ sont restés équivalents à 2019 (respectivement 6 et 13). En revanche, les FIF des tranches 10-15 M€, 5-7 M€ et 1-2 M€ ont nettement diminué (de 17 à 7 pour les premiers, de 34 à 18 pour les seconds, de 35 à 17 pour les troisièmes), alors que les tranches moins de 1 M€ (de 74 à 69) et 2-4 M€ ont baissé moins drastiquement. Un ensemble qui semble indiquer que les investissements se concentrent sur des paliers bien précis pour chaque catégorie de films et que les strates intermédiaires de chaque niveau sont un peu délaissées.

L’analyse des sources de financement des FIF met en relief une nette baisse de 31% (à 80,09 M€) des investissements issus des mandats (distribution salles, exploitation vidéo et ventes internationales) qui financent désormais 12 % des devis des films contre 8 % pour les financements publics (soutien automatique et sélectif du CNC, aides régionales). Les producteurs couvrent eux-mêmes 38,1 % des budgets et les investissements des TV ont diminué de 23,4% l’an dernier à 201,55 M€ (mais représentent encore 31,3% des devis). Le reste du financement des FIF est assurée par les Sofica (4,4%) et les apports étrangers (5,9%).

Les investissements 2020 des TV se sont ventilés sur 127 films (119 FIF et 8 minoritaires), le plus bas niveau depuis 1996. La place du pilier historique du financement du cinéma français, Canal+, se réduit encore avec des investissements en baisse de 27,9% à 76,64 M€ (pour 86 films dont 78 FIF, contre 120 au total en 2019) alors que ses préachats s’élevaient encore à 178,73 M€ en 2015. En ce qui concerne les autres chaînes payantes, OCS a engagé 23,4 M€ d’investissement (pour 24 longs métrages dont 23 FIF) et Ciné+ pointe à 12,96 M€ (pour 94 films dont 88 FIF).

Le financement des chaînes en clair a également reculé de 23,8% pour un total de 92,69 M€ et 91 films financés (dont 86 FIF) avec TF1 (17,30 M€ sur 8 films), France 2 (33,06 M€ pour 30 titres), France 3 (17,61 M€ pour 24 films), M6 (10,9 M€ pour 6 films), Arte France (7,29 M€ pour 19 longs métrages). Les chaînes gratuites non-historiques de la TNT ont investi pour leur part 6,53 M€ pour 27 films préachetés avec notamment 11 films pour C8, 10 pour TMC et 6 pour W9.

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