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Maria Prochazkova • Réalisatrice

Who’s Afraid of the Wolf

par 

Maria Prochazkova • Réalisatrice

Who’s Afraid of the Wolf, deuxième long métrage de Maria Prochazkova après Shark in the Head (2005), a été projeté à Berlin dans la section Generation Kplus et remporté le prix du meilleur film et de la meilleure interprétation au 22ème Festival Finale de Plzen au mois de mai dernier. Ce film fait à présent partie des dix titres sélectionnés pour le programme "Variety Critics' Choice" du Festival international de Karlovy Vary. Who’s Afraid of the Wolf est distribué sur les écrans tchèques par Bonton Film. Ses ventes internationales sont assurées par Film Europe. Cineuropa : Comment l'idée de cette histoire vous est-elle venue ?
Maria Prochazkova : Plusieurs tragiques histoires de famille se sont présentées à moi en une courte période de temps. Je ne suis pas partie directement de ces histoires parce que le public ne nous aurait pas crus, même dans le cadre d'une fiction, mais le thème m'a inspirée, car il est partout et chacun de nous peut s'y rapporter personnellement.

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Dorota Dedkova a gagné le prix de la meilleure interprétation à Plzen pour ce rôle. Comment avez-vous obtenu cette merveilleuse performance de sa part ?
Nous avons eu beaucoup de chance de trouver cette petite fille – c'était la base. Dorotka est très perspicace, intelligente, patiente, sensible aux autres et responsable, donc notre relation a été très plaisante et s'est déroulée sur un pied d'égalité. Je l'ai traitée en adulte. Nous repassions toujours chaque scène avant de tourner et je lui lisais son texte avec l'intonation que je voulais.

Who’s Afraid of the Wolf est une histoire sophistiquée sur des problèmes complexes. Peut-on quand même le qualifier de "film pour enfants" ?
Ce n'est pas une erreur, mais je ne pense pas que le film se limite à cela. Oui, le personnage principal est une enfant, une fillette, mais c'est le monde adulte qu'on voit à travers ses yeux. Ce n'est pas un film pour enfants, c'est tout simplement un film.

Comment l'avez-vous financé ?
À petits pas. C'est mon deuxième film avec le producteur Vratislav Šlajer de Bionaut Films, après Shark in the Head. Le budget était seulement de 17 millions de couronnes, donc nous sommes parvenus à trouver l'argent au niveau national. Nous avons reçu une bourse du Fonds tchèque pour le cinéma et la télévision tchèque a beaucoup aidé en qualité de coproducteur. Nous avons aussi, naturellement, été aidés par la bonne volonté des studios où nous avons fait toute la post-production et par les gros rabais qu'ils nous ont accordés.

Pendant la pré-production, tous trouvaient ce projet risqué – avec son sujet difficile, sa manière de mélanger les genres et le fait que le personnage principal est une enfant sur laquelle le succès du film repose. Souvent, nous étions les seuls, le producteur et moi, à croire en ce film.

Le film a-t-il trouvé des distributeurs à l'étranger ?
Pour le moment, cela a été confirmé pour l'Allemagne, la France, la Slovaquie, la Pologne, la Hongrie et la Roumanie. Nous sommes en train de négocier avec d'autres territoires et sommes convaincus que ces discussions aboutiront. Personnellement, je suis très contente que le film sorte en France et en Pologne, car je vois des points communs dans nos cinémas.

Que pensez-vous de l'état actuel du cinéma tchèque ?
C'est compliqué. Nous avons des réalisateurs talentueux mais le produit est de plus en plus dicté par le marché. Essayer de faire de bons résultats au box-office n'est pas quelque chose de naturel chez nous. Nous sommes meilleurs pour faire des films intimes que pour faire des titres clinquants, mais les premiers ne convainquent pas les producteurs et intéressent moins les spectateurs.

Le cinéma tchèque sait-il raconter des histoires pouvant intéresser le public dans toute l'Europe ?
Je pense que les histoires sont là et qu'on en fait des films ; c'est juste que ce ne sont pas toujours ces films qui sont montrés en dehors de notre pays.

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