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Annika Sucksdorff

Producers on the Move 2010 - Finlande

par 

Annika Sucksdorff

Annika Sucksdorff a étudié la production aux États-Unis et fait ses premiers pas dans l’industrie finlandaise en 2003. Elle travaille pour Helsinki Filmi depuis 4 ans. Elle a notamment produit Tears of April [+lire aussi :
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et Forbidden Fruit [+lire aussi :
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Cineuropa : Qu’y-a-t-il de plus gratifiant dans votre métier de productrice ?
Annika Sucksdorffs : Ce que j'aime le plus, c'est me donner entièrement et avoir la capacité de le faire. Je suis "fana" d'histoires ; le fait de pouvoir travailler autour d'histoires avec leurs auteurs est un rêve professionnel devenu réalité. Par ailleurs, comme je suis issue d’une famille d’entrepreneurs, le fait de créer de la richesse en termes économiques, en créant des emplois et en développant une société, est une chose stimulante.

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Vous développez activement des coproductions internationales pour Helsinki Filmi. Quels projets ont été les plus difficiles ? Avez-vous des partenaires de coproduction réguliers ?
Les projets auxquels prennent part un grand nombre de coproducteurs sont les plus compliqués pour toutes les formalités que cela entraîne. Je dirais que trois coproducteurs est une bonne limite pour que tout reste gérable et plaisant. Nous avons des liens étroits avec le Suédois Martin Persson (Anagram Productions), qui a participé au programme EAVE avec notre directeur général Aleksi Bardy en 2002, ainsi qu'avec Ripple World Picture en Irlande et Riina Sildos (Amrion Productions) en Estonie.

Quels sont les ingrédients essentiels pour une bonne coproduction ?
Une bonne entente entre les coproducteurs, une confiance totale et les mêmes goûts cinématographiques.

Qu’avez-vous appris lors de vos récentes expériences dans les services à la production pour d’importants films étrangers, comme Hannade Joe Wright avec Cate Blanchett ?
Enormément de choses, en particulier comment satisfaire les besoins des grandes stars. J’ai également appris à tirer sur la corde dans certains cas où j'aurais, s'il s'agissait de productions nationales, dû composer avec les refus et passer au plan B : quand le budget et toute la machine du film sont plus importants, on en arrive à des extrémités étonnantes pour ne pas dévier du plan A.

J’ai également appris à apprécier l’efficacité de nos équipes finlandaises. Ce fut aussi très intéressant de voir quel est le rôle du producteur dans une grosse production américaine : il sert de lien entre les différents directeurs du studio, le réalisateur et le reste de l’équipe. Cela requiert d'énormes capacités de communication et un talent de meneur d'hommes.

Il semble y avoir peu de productrices et réalisatrices en Finlande. Quelle en est selon vous la raison ?
Ce n’est pas le cas ! Je dirais qu’en comparaison avec les autres pays nordiques, il y en a autant. Il y a eu dernièrement plus de succès au box-office réalisés par des hommes, c’est peut-être pour cela que les réalisatrices sont moins à l’honneur. Pour moi, c'est en partie une question de thèmes : les films commerciaux avec de la violence, du sexe et des voitures qui vont vite semblent attirer davantage les réalisateurs que les réalisatrices.

Dernièrement, la Fondation finlandaise pour le cinéma a soutenu activement des films réalisés par des femmes, comme Run Sister Run! de Marja Pyykkö, Heartbeats de Saara Cantell et Last Cowboy Standing [+lire aussi :
bande-annonce
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de Zaida Bergroth.

En Finlande, il y a pléthore de productrices dans la télévision. Pour ce qui est du cinéma, on trouve plus de producteurs-hommes et je crois que c'est le cas dans la plupart des pays nordiques. J’y ai réfléchi et je pense qu’une des réponses est qu’il faut prendre plus de risques financiers pour produire un long métrage, or dans mon expérience, les hommes ont par nature plus tendance à prendre des risques que les femmes.

Que représente pour vous cette sélection en tant que Producer on the Move finlandaise?
Je suis très honorée. J’ai eu une réaction très nordique qui consiste à parcourir dans sa tête la liste des gens qui selon soi l'auraient davantage mérité – on appelle ça "Jantelagen" – mais je suis vraiment très heureuse et vais faire tout mon possible pour en profiter au maximum. J’espère rencontrer d'importants décideurs et d’autres producteurs européens, voire quelques nouveaux réalisateurs de talent.

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