email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

Ludovico Einaudi • Musicien

"Après Intouchables, j'attends un grand film de science-fiction"

par 

- Le pianiste italien raconte sa collaboration avec le duo Toledano-Nakache sur la comédie qui est en train de conquérir l'Europe

Ludovico Einaudi • Musicien

Difficile d'oublier le son de son piano quand on a vu Le Prix du désir de Roberto Andò (prix de la meilleure bande originale au Festival d'Avignon) et This is England [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Shane Meadows (nominé aux BIFA en 2006 pour sa musique). Ludovico Einaudi, un des musiciens les plus prisés d'Europe, a un rapport très pondéré avec le cinéma, mais il s'est retrouvé ces dernières semaines happé par le cyclone Intouchables [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
, le film d'Éric Toledano et Olivier Nakache qui a conquis la France (20 millions d'entrées) et s'apprête à faire de même dans le monde (lire l'l'article). Nous lui avons demandé ce qu'il pensait de son statut de compositeur pour un tel succès européen.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Ludovico Einaudi: “C'est la première fois que je travaille sur une comédie et je suis content d'avoir participé à un film qui met un humour aussi subtil et élégant au service d'une histoire qui ne tombe jamais dans le pathétique. J'aime bien l'opposition entre les deux personnages : un membre de la grande bourgeoisie dont la vie est paralysée par son handicap et glacée par son appartenance à cette classe sociale ; un banlieusard qui a de la vie à revendre et en remplit la grande maison du nanti. Le film m'a fait songer à la rencontre de deux mondes, à la possibilité que l'intégration puisse donner un futur à notre société.

Pourquoi avez-vous accepté de composer les musiques de ce film ?
J'avais vu les autres comédies d'Éric et Olivier et elles m'avaient plu. Ce film est qui plus est formidablement mis en scène, avec des séquences qui créent une belle tension émotionnelle, comme par exemple la course en voiture.

Comment avez-vous travaillé ? Avez-vous vu les scènes avant de les mettre en musique ?
Les réalisateurs avaient une idée très précise de ce qu'ils voulaient et nous nous sommes vus souvent. Nous avons collaboré étroitement avant et pendant le tournage. Ils ont monté des morceaux et m'ont demandé de les ré-arranger et de les enregistrer à Paris, après avoir étudié les temps de pause et les émotions du film. Ayant mes exigences, j'ai respecté les leurs.

Seriez-vous prêt à abandonner l'élégant piano solo auquel on vous associe pour les besoins d'un film ?
Pour Le Prix du désir, j'ai utilisé le piano accompagné de cordes. De même pour la série télévisée née de This is England, qui n'a pas repris les morceaux du long métrage de Meadows. Cela dit, je n'aime pas ces grandioses arrangements hollywoodiens, qui semblent tous identiques.

Avez-vous d'autres projets dans le domaine du cinéma ?
J'attends une proposition importante que je devrai examiner. J'ai aussi pris part à un film de science-fiction américain mais pour le moment la production est au point mort. Mon rêve est de mettre en musique un grand film à la Blade Runner, mais en conservant une certaine liberté dans mes compositions.

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.