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Giuseppe Tornatore • Réalisateur

"Il n'est pas de région au monde qui ait autant inspiré de films que la Sicile"

par 

- Après son triomphe aux David de Donatello, The Best Offer de Giuseppe Tornatore va arriver sur les écrans de plusieurs pays européens

Giuseppe Tornatore • Réalisateur

2013 est une bonne année pour Giuseppe Tornatore et son nouveau film, The Best Offer [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
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. Après avoir remporté un franc succès au box-office italien (avec 1,4 million d'entrées) et, tout récemment, triomphé aux David de Donatello (lire l'info), ce long métrage superbe va arriver sur les écrans de plusieurs pays européens. The Best Offer marque une collaboration de plus entre le cinéaste et son complice et ami Ennio Morricone, qui avait déjà composé la mélodie de Cinema Paradiso. Pour couronner le tout, Tornatore a reçu ce week-end, pour l'ensemble de sa carrière, le Prix Cariddi du Festival de Taormina, qui se tient dans sa Sicile natale.

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Cineuropa : Après plusieurs décennies derrière la caméra, qu'avez-vous à dire sur la situation actuelle du cinéma italien ?
Giuseppe Tornatore : L'heure est grave, mais je ne crois pas que le problème se limite à l'Italie. Les autres cinématographies du Vieux Continent sont également concernées. En plus de surmonter la crise, nous essayons de protéger notre conception du cinéma, c'est-à-dire le fait que nous le voyons comme un art et non comme un produit ou un objet de commerce. Malgré tout, je suis optimiste et je crois que nous allons y arriver.

Votre filmographie est très variée. Après le succès de Cinema Paradiso, vous ne vous êtes pas concentré sur les récits typiquement italiens. Pour votre dernier film, The Best Offer, qui se passe en Europe centrale, vous avez constitué une troupe anglo-saxonne comprenant Geoffrey Rush, Donald Sutherland et Jim Sturgess. Qu'est-ce qui vous a plu dans cette histoire ?
L'histoire est toujours ce qui compte le plus pour moi. C'est ce récit qu'il me fallait pour parler d'un homme incapable d'aimer, au point de ne pas même pouvoir toucher de ses mains l'objet de son désir. Au fil du film, une série d'événements surviennent qui changent pour toujours sa manière d'être. Le spectateur se met à le trouver aimable, ce qui n'était pas le cas au début du film.

Ce doit être une belle satisfaction d'être récompensé pour votre carrière sur votre terre natale. Quelle représentation diriez-vous que le cinéma donne de la Sicile?
Comme dit l'écrivain Leonardo Sciascia, la Sicile est cinéma. Aussi petite qu'elle soit, il n'est pas de région au monde qui ait autant inspiré de films que la mienne. D'autant plus que dans les films, elle devient presque à chaque fois un personnage à part entière, parce que la caméra en tombe amoureuse. 

Cela fait un moment que vous essayez de donner vie à Léningrad, le dernier scénario qu'ait écrit Sergio Leone. C'est un projet ambitieux au budget plus important que d'habitude et pour lequel on parle d'une troupe internationale. Il y a deux mois, vous avez dit à la presse italienne que vous ne tarderiez pas à décider si vous mèneriez ou pas le projet à son terme...
Bien que j'ai promis de me décider, je continue d'ignorer si le projet va se matérialiser. Il reste d'actualité, mais il n'est pas prêt à être tourné. Le bon côté, c'est que cela signifie que je poursuis mes efforts, que je ne me suis pas encore rendu. 

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