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Pedro Pérez • Président de la FAPAE

“L'intérêt de l'étranger pour notre cinéma progresse d'année en année"

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- À l'occasion d'un "business lunch" organisé aujourd'hui, dans le cadre de la 8ème édition de Madrid de Cine, le président de la FAPAE a présenté des chiffres porteurs d'espoir pour le cinéma espagnol

Pedro Pérez • Président de la FAPAE

À l'occasion d'un "business lunch" organisé aujourd'hui, à l'occasion de la 8ème édition deMadrid de Cine, le président de la FAPAE a présenté des chiffres porteurs d'espoir pour le cinéma espagnol.

Cineuropa : Quelles tendances positives la FAPAE a-t-elle relevées?
Pedro Pérez
: Pour la quatrième année consécutive, le cinéma espagnol a vendu plus d'entrées à l'étranger qu'à domicile. Il y a lieu de se réjouir du fait que nos films sont plus vus dans les autres pays, mais il reste préoccupant pour nous de noter que nous n'avons sans doute pas un lien assez fort avec le public national. En2012, le cinéma espagnol a récolté 150,5 millions d'euros de recettes sur le marché étranger, contre 110 dans nos salles. Le nombre de films espagnols qui sortent dans les autres pays aussi a progressé.

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Quels sont les pays les plus réceptifs au cinéma espagnol ?
L'Italie, avec 37 films sortis en 2012 et 17,1 millions d'euros de recettes, et le Mexique, où nous avons réalisé les meilleures recettes (17,7 millions d'euros). Viennent ensuite les États-Unis (16,4M €), la France (13,24M) et l'Argentine (11,48M). L'Europe est le continent où les films espagnols ont rapporté le plus (43 %), suivi par l'Amérique latine (35,2 %). Ces données ont été calculées par la FAPAE à partir des informations recueillies par RENTRAK et l'Observatoire européen de l'audiovisuel.

Au niveau de la production, quel est le bilan de l'année passée ?
En Europe (en comptant les 27 membres de l'Union), 1 299 films au total ont été produits. 14 % de ces films (soit 182 longs métrages, fictions et documentaires) sont espagnols. Au niveau mondial, l'Espagne reste en neuvième position en nombre de films produits ; au niveau européen, elle est quatrième.

Vous avez rappelé à l'Académie du cinéma d'Espagne, il y a quelques jours, que nous sommes plus aimés à l'étranger que chez nous...
Oui, nous continuons d'avoir plus de succès à l'extérieur de nos frontières. 57,8 % de nos recettes totales en 2012 ont été réalisées à l'étranger, contre 42,2 % en Espagne. Les films espagnols sortis à l'étranger pendant l'année ont été vus par près de 25 millions de spectateurs.

Quels sont les films qui ont bien fonctionné à l'étranger ?
L'intérêt du public international pour le cinéma espagnol progresse d'année en année. En 2012, 141 films espagnols ont été distribués à l'étranger, soit 28,2 % de plus qu'en 2011. Le numéro un reste Lo imposible [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Juan Antonio Bayona
fiche film
]
, qui est sorti dans 39 pays. Le film a remporté le Prix FAPAE-RENTRAK 2013 du film espagnol ayant eu les répercussions les plus fortes à l'étranger.

Comment voyez-vous l'avenir ?
J'espère que les résultats de l'année 2013 seront encore meilleurs. C'est en conquérant les marchés extérieurs que l'Espagne pourra sortir de la situation terrible dans laquelle elle se trouve présentement. Nous sommes sur la bonne voie. En dépit du pessimisme attisé par l'abandon des salles par le public espagnol, nous n'allons pas nous résigner. Notre obligation est de récupérer le public.

Comment pensez-vous qu'il faut s'y prendre ? En baissant le prix des entrées, devenu très élevé depuis l'augmentation drastique de la TVA ?
Nous allons devoir prendre des mesures nettes et profiter de ce moment d'entente entre les producteurs, les distributeurs et les exploitants. On multiplie toujours plus les tests de marché, mais il faut aussi se servir du prix de l'entrée comme d'un levier : si le public le trouve trop élevé, il faut en tirer les conséquences. Il n'y a pas d'autre manière de ramener les gens au cinéma que d'adopter une politique des tarifs agressive, le but étant bien d'attirer les spectateurs. 

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