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Valeriu Jereghi • Directeur du Centre national de la cinématographie de Moldavie

"Nous sommes déterminés à obtenir l’introduction d’avantages fiscaux"

par 

- Cineuropa s’est s'entretenu avec le cinéaste moldave Valeriu Jereghi, directeur du Centre national de la cinématographie de Moldavie depuis l'année dernière

Valeriu Jereghi  • Directeur du Centre national de la cinématographie de Moldavie

Cineuropa a discuté avec le réalisateur moldave Valeriu Jereghi, directeur du Centre national de la cinématographie de son pays depuis 2016. Cette institution, fondée l’année dernière, est un tout nouvel acteur dans l'industrie du film européenne, mais ses ambitions n’en sont pas moins grandes, et elle a déjà d'importants défis à relever, notamment parce que la Loi sur le cinéma nationale néglige la responsabilité financière de ce genre d'organisme. Le Centre, qui bénéficie d’un "soutien sans réserves" du gouvernement, souhaite introduire des incitations fiscales à la production de films en Moldavie. 

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Cineuropa : Quel est le plus grand challenge auquel va faire face le Centre national du cinéma en 2017 ?
Valeriu Jereghi : La reconnaissance du cinéma moldave dans l'industrie du film européen. Participer à des coproductions internationales va nous permettre de rattraper le niveau de développement de l'industrie mondiale.

Quand pensez-vous organiser le premier appel à projets du Centre ? Quelles sommes le Centre va-t-il réserver pour les aides à la production ?
Nous annoncerons le premier appel à projets, destinés à des titres produits par des sociétés moldaves, au printemps. Le Centre national de la cinématographie de Moldavie est une institution toute jeune. Nous essayons présentement de prendre nos marques par rapport au cadre législatf et réglementaire d'institutions similaires en Europe, notamment des CNC de Roumanie, de France et d'Estonie. Le budget réservé pour les aides est modeste, mais 300 000 euros reste une somme importante pour remettre sur pied notre cinéma national.

Le Centre national de la cinématographie moldave et son homologue roumain ont signé un accord l'année dernière. Qu'espérez-vous de ce partenariat pour 2017 ?
Nous comptons beaucoup sur ce partenariat, car il permettra de développer l'industrie du film dans les deux pays grâce à des coproductions internationales. Ce partenariat recouvre la totalité des activités menées par les deux institutions : il prévoit un soutien mutuel dans les actions internationales, une coopération visant à l'amélioration de la distribution des films dans les deux pays, et la mise en place de politiques permettant de créer un espace commun de distribution.

À part la Roumanie, avec quel autre pays voudriez-vous établir un partenariat?
En mars, nous allons signer un accord avec le CNC français. Nous avons également contacté d'autres pays européens. Les coopérations internationales sont primordiales pour nous.

Quelles autres actions sont importantes pour le Centre, au-delà du soutien financier de films faits en Moldavie?
Nous allons bientôt contacter des experts internationaux afin de modifier la Loi sur le cinéma moldave de manière à ce qu’elle se rapproche de celles d’autres pays. Pour attirer les coproductions sur notre sol, nous voulons introduire, à l’intention des investisseurs et équipes de production qui viendraient tourner en République de Moldavie, des avantages fiscaux sous forme de remises comptant, comme en Géorgie, en Estonie ou en France. Nous sommes également conscients que nous avons urgemment besoin d'un fonds de soutien au cinéma, sans quoi le développement de notre industrie du film sera difficile. Nous avons le soutien sans réserves du Ministère de la Culture et du gouvernement de la République de la Moldavie.

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(Traduit de l'anglais)

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