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CINEMED 2018 Industrie

Guillaume de Seille • Producteur

"Des auteurs émergents forts, des signatures singulières avec des projets courageux"

par 

- Rencontre avec le producteur Guillaume de Seille qui parle du projet Carnaval (Sang et Miel) de M. Siam, à l'occasion des Cinemed Meetings

Guillaume de Seille • Producteur

Avec sa société Arizona Productions, le producteur français Guillaume de Seille compte une grosse quarantaine de longs métrages dans sa filmographie, dont récemment La Tendre Indifférence du monde [+lire aussi :
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du Kazakh Adilkhan Yerzhanov (Cannes 2018 – Un Certain Regard), L’Homme qui a surpris tout le monde [+lire aussi :
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des Russes Natalia Merkulova et Aleksey Chupov (dévoilé à Venise, dans la compétition Orizzonti), Jumpman [+lire aussi :
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de leur compatriote Ivan I. Tverdovsky (en compétition cette année à Karlovy Vary), Ága [+lire aussi :
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du Bulgare Milko Lazarov (hors compétition cette année à la Berlinale), Out [+lire aussi :
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du Slovaque György Kristóf (Cannes 2017 - Un Certain Regard) ou encore Khibula [+lire aussi :
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du Géorgien George Ovashvili (en compétition à Karlovy Vary en 2017). Rencontre aux Cinemed Meetings du 40e Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier où il a pitché à la Bourse d’aide au développement le projet Carnaval (Sang et Miel) de l’Egyptien M. Siam.

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Cineuropa : Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet Carnaval (Sang et Miel)?
Guillaume de Seille : Tout a commencé il y a deux ans au Caire. Dans les marchés de coproduction, il y a toujours des pitchs et des projets, mais aussi de plus en plus des work in progress plutôt orientés vers les vendeurs et les distributeurs, mais j’aime y assister. Une ou deux fois par an, je repère un film qui me plait, mais pour lequel je ne peux rien faire en particulier parce que je ne peux pas demander d’aide en France ou convaincre un distributeur car il n’y a pas de vitrine de grand festival. Cela a été le cas avec les premières images du documentaire Amal de M. Siam, qu’il n’avait pas encore fini de tourner et de monter. J’ai été bluffé, je l’ai rencontré en rendez-vous en lui disant que tout me parlait dans la manière dont il filmait et montait, que c’était exactement le genre de cinéma que j’avais envie de défendre et que s’il décidait de passer à la fiction, je voulais en être. Un an après, il m’a contacté pour me dire qu’il passait à la fiction, sur un sujet un peu difficile, les brutalités policières, et qu’il voulait qu’on travaille ensemble. Aujourd’hui, nous avons une première version du scénario qu’on ne communique pas encore et une version 3 du traitement très solide. La V2 du scénario devrait arriver entre décembre et janvier-février. Les brutalités policières sont la toile de fond du récit, mais le vrai sujet du film, c’est un policier d’une quarantaine d’années qui n’est pas tout à fait bien dans sa tête et qui se retrouve acoquiné avec une fille d’une douzaine d’années un peu forte tête, en plein milieu des événements de la révolution de 2011. Et toute une partie du film se déroulera dans un zoo en plein chaos et d’où les animaux finissent par s’échapper. C’est une vision à la fois colorée, dure et réaliste de ce qui s’est passé du côté des policiers pendant la révolution, mais à travers le prisme d’un duo "badass". Le tournage devrait se dérouler au Maghreb (au Maroc ou en Tunisie) ou au Koweït.

Ce projet est-il représentatif de la ligne éditoriale d’Arizona Productions ?
Oui, parce que l’idée est de défendre des auteurs émergents forts, des signatures singulières avec des projets courageux. Et Carnaval (Sang et Miel), c’est exactement ça. Un film historique avec des animaux en liberté dans un pays en révolution : c’est un projet un peu fou et il y a beaucoup de curseurs au rouge, mais cela me plait.

Quels sont vos autres projets actuels ?
Hra (The Play), le cinquième film de Alejandro Fernandez Almendras (qui a déjà gagné Sundance) qui est un long métrage d’un Chilien tourné en tchèque avec de l’argent coréen et agréé majoritairement en France, est en post-production. En fin de production, il y a Oleg du Letton Juris Kursietis (qui avait été sélectionné à Toronto en 2014 avec Modris [+lire aussi :
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), tourné en Belgique en polonais. J’ai aussi un premier long tunisien en finition, assez surprenant, à la limite du cinéma genre, Before It’s Too Late de Majdi Lakhdar qui sera au Takmil des Journées Cinématographiques de Carthage, puis à la Cairo Film Connection. Et j’ai quatre films en tournage (un en Palestine, un en Azerbaïdjan, un en Turquie et un au Monténégro) et le second long d’une cinéaste russe en montage.

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