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CANNES 2019 Hors-compétition

Dexter Fletcher • Réalisateur de Rocketman

"Le genre film musical a cet aspect génial que j'appelle le moment 'être ou ne pas être'"

par 

- CANNES 2019 : Entretien avec le réalisateur britannique Dexter Fletcher pour parler de Rocketman, son film biographique sur Elton John

Dexter Fletcher  • Réalisateur de Rocketman

Le réalisateur britannique Dexter Fletcher était au Festival de Cannes pour accompagner Rocketman [+lire aussi :
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, son biopic sur Elton John, projeté hors-compétition. Celui qui a finalisé le biopic sur Queen Bohemian Rhapsody [+lire aussi :
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l'année dernière nous a parlé du processus par lequel il a porté sur le grand écran la vie du chanteur anglais dans un film grand public qui arrive cette semaine dans les cinémas d’Outre-Manche. 

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Cineuropa : Le fil rouge est la relation entre Elton John et son parolier Bernie Taupin. Qu'avez-vous pensé de l’expérience de leur présenter le film à Cannes ?
Dexter Fletcher :
Le film se veut émouvant ; il touche à des sentiments très profondément ancrés et des moments importants de leur vie. Voir la réaction viscérale d’Elton John et de Bernie m'a vraiment ramené avec eux. Ça a été formidable, de faire ce grand parcours pour eux.

Elton a activement participé à la fabrication du film. Est-ce qu’il vous a donné des consignes ou des conseils sur la manière dont il voulait être représenté ? Y avait-il des choses dont il ne voulait pas que vous les mettiez dans le film ?
Eh bien, je ne vais pas vous dire ce qu’il ne voulait pas que nous mettions dans le film [rires] ! Pour tout vous dire, il a été très clair dès le début, dès que j’ai lu le scénario pour la première fois et que j’ai commencé d’en discuter avec lui : il m’a dit très franchement qu’il ne voulait pas que ce soit un film qui ne soit là que pour le montrer à son avantage. Il ne trouvait pas d'intérêt à cela pour lui, car c’est quelqu’un qui a toujours été très honnête sur qui il est. Le film essaie de réfléchir à cela et de faire partie de cela aussi. Je pense que c’est une de ses plus grandes forces : le fait qu’il ne cache pas qui il est. C'est pour cela, je pense, qu’il est aussi plein de joie de vivre, d'appétit de vivre. 

Vous êtes devenu un maître pour ce qui est d'utiliser la musique dans des films sur des chanteurs, des Proclaimers à Queen et à présent Elton John. Comment avez-vous abordé cela cette fois-ci ?
On a vraiment l’embarras du choix quand on fait un film musical et qu’on a comme ressource ce catalogue incroyable de chansons et de paroles à explorer, sur lesquelles on va élaborer son récit. Et surtout, quand on a le champ libre pour ré-interpréter les chansons comme on le souhaite. On se jette dedans, tout simplement, et nous sommes très fiers de cela. Elton nous a donné sa bénédiction, et la musique que nous utilisons ne gêne pas le film : elle en fait partie.

La vidéo de “I’m Still Standing” que vous avez utilisée pour le film a été tournée à Cannes, et le film le montre. Était-ce votre destin, que le film soit projeté ici ?
Pour moi, le genre film musical a cet aspect génial que j’appelle le moment "être ou ne pas être", quand vos acteurs peuvent chanter et ouvrir leur coeur et vous dire ce que dit leur voix intérieure. C'est un outil de narration incroyable. C’est pour cela que l’opéra émeut autant, parce que quand on ouvre son cœur, il chante. Pour moi, il n’y a rien de plus unifiant dans le cinéma que ce moment dans le film, parce que la juste note combinée avec la juste image vous met des frissons dans le dos. C’est une expérience incroyable, c’est pour ça qu’on va au cinéma.

(Traduit de l'anglais)

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