email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

CINEMED 2019 Cinemed Meetings

Marc Bordure • Producteur, Agat Films & Ex Nihilo

"Les problématiques sociales et humanistes en France et ailleurs"

par 

- Rencontre avec le producteur français Marc Bordure d’Agat Films & Ex Nihilo, qui parle du projet Pearl Tears de Levon Minasian, à l'occasion des Cinemed Meetings

Marc Bordure • Producteur, Agat Films & Ex Nihilo
(© European Union 2011 PE-EP/Pietro Naj-Oleari)

Figurant parmi le collectif des huit producteurs associés oeuvrant dans la société parisienne Agat Films & Ex Nihilo (aux côtés de Robert Guédiguian, Patrick Solbelman, Nicolas Blanc, Marie Balducchi, Blanche Guichou, Muriel Meynard et David Coujard), Marc Bordure est présent au 41e Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier où il pitche à la Bourse d’aide au développement des Cinemed Meetings (lire la news) le projet Pearl Tears de Levon Minasian.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Cineuropa : Qu’est-ce qui vous a séduit dans le projet Pearl Tears ?
Marc Bordure
 : Avec Robert Guédiguian, nous avons déjà produit Bravo virtuose, le premier long de Levon Minasian qui avait réalisé auparavant deux super courts, notamment Le Piano qui a gagné de très nombreux prix. Nous sommes persuadés que c’est un réalisateur doté d’un très grand talent en termes de mise en scène et d’un univers personnel. Pearl Tears est un drame social qui parle de l’immigration économique en Arménie et de l’émancipation d’une jeune fille qui va devoir s’assumer seule à 16 ans : son père est parti en Russie, sa mère meurt d’un cancer, son frère est sur le front en Azerbaïdjan, elle se retrouve seule dans sa maison et il va lui arriver beaucoup de choses. Nous sommes en coproduction avec Ani Vorskanyan de la société arménienne anEva production. Nous allons monter un dossier Eurimages et le tournage se déroulera à Gyumri, la seconde plus grande ville d’Arménie.

Comment définiriez-vous la ligne éditoriale d’Agat Films & Ex Nihilo ?
C’est éclectique et nous n’avons pas une ligne éditoriale définie de manière rigide, mais tous les producteurs et productrices de la société ont des goûts communs pour les films indépendants d’auteur qui ont des sujets à défendre. Et comme le montre Pearl Tears, Agat Films & Ex Nihilo a toujours eu aussi envie de faire des films qui viennent d’ailleurs : nous avons ainsi produit entre autres le documentaire soudanais Talking About Trees [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
qui gagne des prix partout depuis Berlin, je produis les films du Kurde Hiner Saleem, nous avons coproduit un film de Diego Lerman en Argentine, etc. Nous sommes intéressés par les problématiques sociales et humanistes en France et ailleurs.

Quelle est votre analyse de la conjoncture du financement en France du cinéma d’auteur ?
L’économie du cinéma se contracte, c’est une certitude et cela se mesure notamment à travers les chiffrages des préachats et une frilosité, voire des difficultés, des distributeurs. Stratégiquement, pour continuer à produire de la fiction cinématographique, il faut aussi travailler dans le domaine des séries (ce qui est également intéressant en soi) et nous venons d’ailleurs de recruter Agathe de Lorme pour s’occuper de développer des séries. Notre force, c’est que nous avons toujours œuvré à la fois en cinéma et en télévision avec beaucoup de documentaires, des unitaires, etc. Cette diversité éditoriale nous assure un équilibre économique.

Quels sont les films terminés récents et les autres projets de la société ?
Nous venons de sortir en France L’Angle mort [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic et le documentaire Nous le peuple [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Claudine Bories et Patrick Chagnard. Vont arriver en salles Gloria Mundi [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Robert Guédiguian
fiche film
]
de Robert Guédiguian le 27 novembre, Talking About Trees de Suhaib Gasmelbari le 18 décembre et le documentaire Adolescentes de Sébastien Lifshitz le 29 avril 2020. En post-production, nous avons le documentaire Pingouin et Goéland et leurs 300 petits de Michel Leclerc (lire l’article). Nous démarrons aujourd’hui le tournage de Un triomphe d’Emmanuel Courcol (lire l’article), Hiner Saleem tourne jusqu’à mi-novembre Le baiser de Mésopotamie, un Roméo et Juliette dans les montagnes kurdes, et nous préparons Twist à Bamako de Robert Guédiguian qui entrera au tournage le 20 février prochain (et qui replongera dans une capitale malienne en pleine mutation dans les années 60) et Sentinelle Sud de Mathieu Gerault.

Fabien Lemercier

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.