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NAMUR 2019

Nicole Gillet • Déléguée générale, Festival International du Film Francophone de Namur

"C'est flatteur de voir que le Festival de Namur intéresse toujours de nombreuses personnalités"

par 

- Cinergie a rencontré Nicole Gillet, la déléguée générale du Festival International du Film Francophone de Namur, pour parler de sa 34e édition

Nicole Gillet • Déléguée générale, Festival International du Film Francophone de Namur

Avec les festivals de Gand et le Fantastique de Bruxelles (BIFFF), le Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) est aujourd'hui considéré comme l'une des trois principales manifestations liées au 7e art en Belgique. Créé en 1986, l'événement wallon, qui démarre ce vendredi 27 septembre, en arrive à sa 34e édition. L'occasion d'en faire le point avec celle qui en est la déléguée générale depuis tout juste une décennie, Nicole Gillet.

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Cinergie : Lors de la conférence de presse de septembre, vous avez annoncé cette édition 2019 comme féminine, engagée et fantaisiste: c'est-à-dire ?
Nicole Gillet : Féminine d'abord, car en regardant les 24 films de la compétition officielle et celle des premières œuvres, on voit qu'on atteint presque la parité entre réalisateurs et réalisatrices. Cela me semble important de le souligner après notre signature l'an dernier de la charte 2020 du collectif 50/50, bien que nos choix ne se fassent qu'en fonction de la qualité des films, et non du sexe. Engagé ensuite, car la Francophonie offre des regards novateurs sur des problématiques sociétales, comme l'immigration. Le FIFF étant axé "films d'auteurs", ces thématiques nous sont récurrentes et l'engagement peut-être plus prégnant, avec des points de vue différents sur le monde. C'est bien d'aller aussi dans cette direction-là, pour susciter le débat et interpeller le public.

On sait que le vôtre figure parmi les principaux en Belgique. Vous qui bourlinguez souvent, comment le FIFF est-il perçu à l'étranger ?
Par sa spécificité et son histoire, il a une reconnaissance qui va bien au-delà du local et du national. C'est ce qui nous permet d'accueillir quelques belles pointures. Au fil des décennies, on a pu asseoir cette notoriété. Notre logo se retrouve régulièrement sur des affiches des films primés chez nous, voire même simplement sélectionnés. Bien sûr, on se bat, car il faut toujours être novateur et attentifs tant aux professionnels qu'au grand public. On a par exemple modernisé notre billetterie pour réduire les files, on organise de nombreux ateliers (jeunes comédiens, etc.). On a parfois tendance à penser que le public est vieillissant, mais le festival prouve avec le FIFF Campus que les étudiants et les jeunes sont très présents, et ce, depuis des années. C'est important de rester à leur écoute, de ne pas se reposer sur ses lauriers, de saisir de nouvelles tendances, voire de suivre certains talents.

Un constat est clair, le tableau des invités de cette édition est assez impressionnant...
C'est vrai ! Nous sommes ravis d'accueillir le multi-césarisé André Téchiné comme président. Notre coup de cœur est dédié cette année à Laetitia Casta qui, depuis sa carrière de mannequin, a fait des choix artistiques intéressants au cinéma. À côté, sans pouvoir citer tout le monde, on peut dire que d'Yvan Attal à Roschdy Zem, en passant par Sami Bouajila, Benjamin Biolay, Arnaud Desplechin, Valérie Donzelli, Charlotte Gainsbourg, Adèle Haenel, Christophe Lambert, Benoît Magimel, Pierre-François Martin-Laval, Chiara Mastroianni, Yannick Renier ou Ludivine Sagnier (...), il y a du beau monde. C'est tout de même assez flatteur de voir que Namur intéresse une telle richesse de personnalités...

Par ailleurs, vous veillez toujours à mettre le cinéma belge en avant...
Oui, on veut toujours être une vitrine du cinéma belge. Nous proposons au moins cinq long-métrages en primeur, dont la Caméra d'Or cannoise Nuestras Madres [+lire aussi :
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, de César Diaz, en plus d'autres déjà sortis. Comme autres films inédits chez nous, je songe entre autre à ceux de Fabrice Du Welz (Adoration [+lire aussi :
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interview : Fabrice du Welz
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), de Laurent Micheli (Lola vers la mer [+lire aussi :
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), de Véro Cratzborn (La Forêt de mon père [+lire aussi :
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), ou celui du tandem Bénédicte Liénard-Mary Jimenez (By The Name Of Tania [+lire aussi :
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).

On essaie aussi de provoquer des rencontres avec des distributeurs, des exploitants, des programmateurs ou même des vendeurs étrangers pour leur montrer ces films en primeur. On aime matraquer à ce niveau, car même si cela change un peu, on sait que le public belge ne va pas toujours voir ces films, alors qu'il y a tellement de choses importantes et intéressantes à voir! Mais ce travail, nous le faisons toute l'année et au-delà du festival, comme avec La Caravane du court, qui permet de montrer des courts-métrages dans différents lieux.

(Lire l’interview complète ici.)

En collaboration avec

 

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