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René Manzor

Dans les labyrinthes de l’esprit

par 

- Ariane, Thésée et bien sûr le Minotaure: dans son thriller, Dédales, le réalisateur français explore les personnalités multiples d’une jeune femme (Sylvie Testud)

René Manzor

Ariane, Thésée et le Minotaure sont quelques-uns des personnages en action dans le film de qualité de René Manzor, Dédales, sorti le 10 septembre dans les salles françaises et présenté en Italie à l’occasion du festival Europa Cinema. Pour éviter d’emblée toute méprise, il faut préciser que ce long-métrage se déroule dans la France contemporaine et que les personnages principaux sont en réalité un psychiatre (ceci pour rester dans la tonalité des films en compétition cet année à Viareggio), un étrange enquêteur en proie à des hallucinations et une jeune femme (ou un jeune homme) aux multiples personnalités qui se prend tour à tour pour Ariane, Thésée et le Minotaure. Un thriller qui se rapproche et qui renvoie à la solide tradition du film noir français et, bien que le réalisateur ait affirmé le contraire, aux films américains.

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Comment est née l’idée de Dédales?
"Il y a trois ans, un ami m’a amené une vidéocassette. En seulement trois minutes, on voyait un patient affecté par le syndrome des personnalités multiples. Il avait vingt-quatre personnalités! Je suis resté sous le choc, je pensais avec des préjugés que la personnalité multiple était une simulation de la part de malades rusés qui jouaient comme des acteurs. Et là, au contraire, je venais de voir quelque chose d’inexplicable mais de terriblement réel. J’ai commencé à écrire un scénario en cherchant cependant à me tenir à distance des classiques représentations littéraires comme par exemple "Docteur Jekill et M. Hyde". Je voulais quelque chose de plus réaliste et cru, et c’est pour cette raison que j’ai choisi la forme narrative du thriller".

Avec quels moyens techniques avez-vous réalisé Dédales?
"Le film a été tourné en super 16mm. Il a ensuite été remastérisé, puis il est passé par l’étape du colour timing. Enfin, le tout a été remis dans le format classique 35mm. L'utilisation du numérique pendant la phase de postproduction était nécessaire pour assurer un côté totalement subjectif à la narration. Les personnages principaux ont une vision confuse et distordue des faits, ils ne réussissent pas à définir nettement le temps de l’action, donc j’ai mis en place une couleur qui n‘est pas rigidement divisée entre blanc et noir, chaud et froid".

Sylvie Testud, le personnage féminin principal du film, est excellente. Que pensez-vous de son travail?
"J’avais à peine terminé d’écrire le scénario que j’ai tout de suite pensé à Sylvie pour le rôle principal. Elle possède sans aucun doute un grand talent et beaucoup de technique. C’est une interprète souple qui sait varier son jeu en passant d’une personnalité à une autre sans jamais donner l’impression de simuler. Quand elle doit être un enfant dans le film, elle le devient vraiment et ainsi de suite pour toutes les autres personnalités qu’elle a endossées".

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