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BERLINALE 2020 Panorama

Tizza Covi et Rainer Frimmel • Co-réalisateurs de Notes From the Underworld

"Les images en noir et blanc ont l'avantage de moins distraire le spectateur"

par 

- BERLINALE 2020 : Nous avons rencontré Tizza Covi et Rainer Frimmel pour parler de leur documentaire Notes From the Underworld, qui a fait sa première mondiale dans la section Panorama

Tizza Covi et Rainer Frimmel  • Co-réalisateurs de Notes From the Underworld
(© Tizza Covi et Rainer Frimmel)

Nous avons rencontré les réalisateurs autrichiens Tizza Covi et Rainer Frimmel au Festival de Berlin  à l’occasion de la première mondiale de leur documentaire Notes From the Underworld [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Tizza Covi et Rainer Frimmel
fiche film
]
dans la section Panorama. Dans ce film qu’ils ont tourné en noir et blanc, le duo se concentre principalement sur les histoires d’un des plus célèbres chanteurs de Wienerlied, Kurt Girk, et de son meilleur ami, Alois Schmutzer. Ces derniers ont été témoins de l’histoire alternative qui s’est jouée dans les années 1960 à Vienne et qui, jusque-là, n’a été transmise qu'oralement.

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Cineuropa : Combien de temps avez-vous passé à faire des recherches pour ce film ?
Rainer Frimmel :
Nous avons commencé il y a plus de dix ans à enquêter et préparer ce projet. Nous avons passé beaucoup de temps avec les personnages, car nous avions besoin de ce temps pour construire une relation de confiance avec eux. Au début, nous intéressions simplement au sujet. Ce n’est qu’après que l’idée d’en faire un film, d'enregistrer les histoires de ces personnages, s’est présentée à nous.

Était-il clair dès le début que le film serait tourné en noir et blanc ?
R.F. :
Oui. Nous voulions créer une atmosphère spécifique et nous nous sommes dit que la meilleure manière de l’invoquer serait le noir et blanc. De plus, ce type d’image a le grand avantage d'assurer que le spectateur est moins distrait, car l'essence du film est plus concentrée.

Avez-vous recueilli beaucoup plus de film que ce dont vous aviez besoin pour monter la version finale ?
Tizza Covi :
Oui, nous aurions pu faire un film de cinq heures avec tout ce que nous avons tourné. Nous avons beaucoup de matériel qui montre plus en détail la phase où l'ami du chanteur a été en procès devant les tribunaux. Nous verrons comment nous pouvons nous en servir pour un futur projet.

Quelles ont été les plus grosses difficultés auxquelles vous avez été confrontés ?
T.C. :
Puisque que nous étions deux pendant le tournage, il était important que pendant les interviews, les personnages ne regardent que dans une direction et ne bougent pas la tête d’un côté à l’autre en essayant de nous regarder tous les deux. Donc souvent, l’un de nous devait se cacher derrière l’autre.

R.F. : Nous avons filmé sur pellicule, ce qui signifie que nous devions toujours couper après onze minutes exactement. Il était important de garder ce temps à l’esprit, pour ne pas manquer par accident une déclaration importante qui serait survenue au moment de changer la pellicule.

Pensez-vous que la tradition du Wienerlied va mourir avec son représentant principal ? Est-ce une tradition qui a été très présente dans vos vies ?
T.C. :
Girk représente la vieille tradition, qui encourage l’audience à chanter aussi quand les chanteurs de Wienerlied jouent. Il y a aussi une nouvelle tradition, qui propose une expérience plus similaire à celle du concert de musique classique. De cette manière, une nouvelle génération de chanteurs ont redécouvert le Wienerlied et lui insufflent une nouvelle vie. J’ai grandi à Vienne et pour moi, cette tradition a toujours fait partie de ma vie.

R.F. : Personnellement, je n’ai pas grandi avec la tradition du Wienerlied, mais j’ai développé un intérêt pour cela très vite après m’être installé à Vienne.

Qu’est-ce que vous avez appris ou beaucoup aimé de l’expérience de faire ce film et des récits des personnages ?
R.F. : En prenant l’exemple d’Alois, on peut voir comme les médias peuvent avoir des préjugés sur une personne sans aucune preuve. Un homme innocent a été victime de l’influence et du pouvoir des médias à manipuler l’opinion publique, avec toutes les conséquences que cela entraîne. C’est un phénomène qui peut affecter n’importe qui, n’importe quand. Il est important de regarder plus en profondeur, de regarder de plus près les choses avant de condamner quelqu’un.

T.C. : J’ai été très impressionnée par l’attitude positive du chanteur Kurt par rapport à la vie. Il garde son optimisme face à n’importe quelle difficulté.

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(Traduit de l'anglais)

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