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Vesela Kazakova • Actrice

Shooting Star 2006 - Bulgarie

par 

Vesela Kazakova • Actrice

Vesela Kazakova s'est déjà distinguée par son talent d'actrice, sur scène et au cinéma, à tel point que son nom est à présent synonyme de cinéma bulgare contemporain. En 2004, elle a reçu le prix de la Meilleure jeune actrice pour ses performances au théâtre. Son tout premier rôle principal au cinéma était celui d'une muette dans A Leaf in the Wind, qui lui a valu un certain renom et le Prix Nevena Kokanova 2002 de la Meilleure jeune actrice. Cette récompense a été suivie de Prix de la Meilleure actrice au Festival du long métrage bulgare 2004 pour Mila from Mars et l'année suivante, le Prix St. George en or du XXVII Festival de Moscou pour Stolen Eyes.

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Cineuropa: Vous avez déjà des années d'expérience du théatre, où vous avez débuté votre carrière. Que signifie votre passage au cinéma? Est-ce un saut qualitatif ou une expérience différente, parallèle
Vesela Kazakova: Le théatre et le cinéma sont deux disciplines différentes mais je m'améliore dans chacune en pratiquant l'autre. Le théâtre éveille mon imagination; j'adore les répétitions, qui permettent d'essayer des modes différents d'expression, de jouer sur la forme et sur le sens pendant des heures. Je suis comme ça, je ne me contente jamais des résultats atteints et c'est pour cela que j'adore expérimenter. C'est au travail même que je prends le plus de plaisir. Le cinéma a d'autres façons de m'inspirer. Je dois prendre le temps de me préparer, apprendre à connaître un autre aspect de moi, vivre avec jusqu'à ce qu'il ne fasse qu'un avec moi. Je garde cet "autre" en moi jusqu'au dernier jour de tournage. Il faut que le scénario m'inspire...J'ai passé des auditions avec des centaines de collègues et j'ai dû me battre pour des rôles parce qu'ils faisaient battre mon coeur.

De la muette de A Leaf in the Wind à l'enseignante anti-"regénération" (changement de nom obligatoire pour les Turcs de Bulgarie) de Stolen Eyes, vos rôles sont de vrais défis. Reflètent-ils votre personnalité ou votre vision du réel?
J'imagine... Je me rends compte que les rôles qu'il m'a été donné de jouer jusque là ne sont pas communs. Ce qui est le plus important à mes yeux, c'est qu'ils renvoient à des attitudes particulières: vivre dans le danger, être à un carrefour, avoir une décision majeure à prendre, et enfin, vivre d'amour —c'est à la fois une porte de sortie, une libération, quelquechose de stimulant qui fait que la vie vaut la peine. Mes personnages sont forts et vulnérables, tendres et durs, féminins et puérils en même temps en ce qu'ils ont la pureté d'une fillette. Comme moi...

Mila From Mars a eu un succès renversant en Bulgarie, succès qui a marqué la "renaissance" du cinéma bulgare. Êtes-vous d'accord avec cette idée ou pensez-vous que ce film était un cas isolé?
Je crois qu'il y a vraiment une renaissance de notre cinéma, je le vois. Cela a été dur et douloureux pour le cinéma bulgare de se relever après la chute du communisme. Les attentes du public sont maintenant hautes. Elles reflètent un besoin d'affirmation identitaire, mais justement, ma génération et les suivantes sont libres et créatives. Ce qui est révélateur, c'est que les artistes établis aident volontiers les plus jeunes. Ce changement a bien été suscité par quelquechose. Mila From Mars n'était pas un film révolutionnaire cherchant à tout détruire et bâtir un nouveau monument sur ces ruines, mais une première fleur annonçant le printemps qui guettait depuis déjà longtemps.

Pouvez-vous évoquer votre prochain film, Prima Primavera du Hongrois Janos Edelenyi? Y incarnerez-vous une gitane?
Ce n'est pas comme cela que je décrirais mon rôle. Mon personnage est à la fois une prostituée, une femme et une enfant qui a grandi dans la rue. Elle semble incassable. Elle est plutôt forte, sensible et artiste. Cependant, quelquefois, elle est tout l'opposé ¬—muette comme une tombe. D'autres fois, elle est drôle. Dans tous les cas, elle est vraie et tout-à-fait charmante. Elle ne sait plus ce que pleurer veut dire. C'est pour cela que quand elle n'est pas occupée à vexer autrui, elle reste seule, sans témoins pour voir ce qu'elle ressent vraiment. Ce film est une coproduction entre la Hongrie, le Royaume-Uni et la Bulgarie. J'ai rencontré le réalisateur Janos Edelenyi au Talent Campus 2005 de la Berlinale; c'est alors que j'ai lu le scénario.

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