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Loris Omedes • Producteur

Producer on the move 2006 – Espagne

par 

Loris Omedes • Producteur

Avec une carrière qui a débuté dans le domaine des effets spéciaux, Loris Omedes a décidé, à la fin des années 1980, de s'aventurer dans le monde de la production de cinéma et de télévision. Basée à Barcelone, la société Bausan Films a produit dans un premier temps des courts métrages, mais elle a construit sa réputation surtout grâce à ses documentaires, qui ont remporté des Goyas, et qui ont été nominées aux Oscars. Choisi par l'ICAA pour représenter l'Espagne dans l'initiative Producers on the Move, Loris explique à Cineuropa ses derniers projets.

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Cineuropa: Quand est-ce que vous avez crée Bausan Films et comment avez-vous évolué depuis ce moment?
Loris Omedes: Bausan Films a été créé en 1989 et pour nous, c'était comme une Université. On a fait plusieurs courts métrages en 16 et en 35mm; nous voulions tourner de différentes manières et toucher à des différents genres. Au début d'une carrière dans le domaine de la production, c'est beaucoup plus simple de produire des courts avec 30 ou 40 000 euros, que de produire des longs métrages avec 3 ou 4 millions d'euros. En plus, un court ne doit pas répondre pas aux exigences de l'industrie, nous étions libres pour expérimenter, innover. Puis, nous avons grandi en tant que société de production. Des courts, nous sommes passés aux téléfilms, aux longs métrages et aux documentaires. Parmi ceux-ci, il y a eu notamment, Virgen de la alegría (1996) et Lalia (1999) qui ont été récompensés aux Goyas. Notre documentaire le plus réussi fut, néanmoins, Balseros de Carles Bosch, qui fut nominée aux Oscars en 2004.

Quels sont vos critères quand vous décidez de produire un film?
Notre critère à Bausan était de produire des films qui apporteraient quelque chose au monde et surtout des films qui nous passionnent. Nous ne voulons pas ni répondre de manière absolue aux critères de l'industrie ni à ceux purement artistiques. Nous essayons de conjuguer art et industrie, mais le plus important c'est d'être séduit par des projets. Si tout ce qu'on fait est fait avec rigueur et professionnalisme, peu importe si les films seront un grand ou un petit succès, ils seront toujours un produit de qualité. Ainsi on crée un nom qui permet d'aborder des projets plus ambitieux. Les longs métrages de fiction sont de projets plus ambitieux et ils ont aussi un coût plus grand. Mais les documentaires sont aussi des projets ambitieux: raconter des histoires vraies peut être très séduisant.

Vous n'étés pas le genre de producteur qui cherche à ce que son film fasse un tabac à n'importe quel prix…
Non, je ne crois pas non plus qu'il soit une bonne idée de ne produire que des projets artistiques. A Bausan nous essayons de concilier des projets artistiques avec les exigences de l'industrie. Il faut aussi payer les factures! (rires)

Quels sont les projets actuels de Bausan?
Nous sommes en train de faire le montage d'un documentaire qui s'appelle Radio La Colifata, sur un centre psychiatrique à Buenos Aires qui a une chaîne de radio. Nous avons terminé le tournage en novembre 2005 avec un grand concert de Manu Chao, auquel ont participé tous les patients de ce centre. Nous tournons aussi le nouveau film de Carles Bosch, le réalisateur qui avait été nominé aux Oscars avec Balseros. C'est un documentaire intitulé Septiembre es en el mar de la China, sur des histories d'amour dans des prisons espagnoles. On prépare aussi Cenizas del cielo, un film réalisé par José Antonio Quirós sur un homme d'Asturias qui se bat contre une centrale thermique et enfin un projet dont le budget est encore plus ambitieux, sur une famille qui a gagné dans plusieurs casinos en Espagne et en Europe. Son titre est Los Pelayo et nous travaillons sur le scénario avec le réalisateur Eduard Cortés. Le 20 juin nous sortirons Sin tí [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
, un film réalisé par Raimon Masllorens sur une femme bourgeoise qui devient aveugle à la troisième page du scénario. Malgré les apparences, c'est un film assez optimiste.

Qu’attendez-vous de votre présence à Cannes dans le cadre de Producers on the Move?
J'attends fondamentalement deux choses: connaître des producteurs étrangers et leurs projets; et leurs présenter les miens. Le plus intéressant quand on voyage, et dans ce cas-ci à Cannes, c'est d'échanger des expériences. J'attends l'inattendu.

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