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Mike Downey • Producteur

Un producteur entravé par la réforme fiscale

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Mike Downey • Producteur

F&ME, qui fête cette année son cinquième anniversaire, se retrouve à un carrefour. Comme l'a expliqué son co-fondateur Mike Downey à Cineuropa, bien que produire en Europe le passionne, il doit maintenant songer aux États-Unis et à l'Afrique du Sud tout en maintenant ses activitités au Royaume-Uni dans le cadre des nouvelles lois fiscales. Sa société a non moins de sept longs métrages en production (pour la somme totale de 32M $) qui seront prêts avant la fin de l'année et le film Border Post, de Rajko Grlic, est en compétition à San Sebastian.

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De quoi êtes-vous le plus fier après cinq ans à la tête de F&ME?
Disons qu'en cinq ans, malgré le climat difficile pour la production indépendante, nous avons construit une société d'importance substantielle qui a rapporté dès le début, ce qui nous a permis d'investir dans des films de qualité et des talents européens —nous sommes d'ailleurs connus pour ça.

Qui sont vos principaux partenaires en Europe?
Dans la mesure où nous avons débuté au sein de la société münichoise par actions F.A.M.E., l'Allemagne reste un pays essentiel pour nous et nous sommes copropriétaires du nouvel organe de financement de films Shotgun Pictures, fondé par Thomas Hæberle et Torsten Poeck. Nous avons également des partenariats un peu partout en Europe : en Finlande avec Matila Röhr Productions, en Islande avec Icelandic Film Company et Icelandic Film Corporation (société de Fridrik Thor Fridriksson), au Danemark avec Zentropa et Fine & Mellow, en Espagne avec Mate Productions, Tornasol et Rioja Audiovisual, en Croatie avec Propeler Film (société la plus importante du pays), en Slovénie avec Vertigo, en République Tchèque et Slovaquie avec Jakubisko, en Bosnie avec Refresh, en Serbie avec YODI Movie Craftsman et en Pologne avec Apple Film - pour ne citer que quelques noms.

Vous êtes le plus souvent coproducteur minoritaire...
Quand on investit la part la plus importante au sein du budget, on est un des plus gros investisseurs. Je ne suis donc pas d'accord avec la notion de coproducteur minoritaire, souvent péjorative.

Quel type de projets avez-vous tendance à financer?
Il n'y a pas de formule. Comme toute société à but lucratif, nous avons un catalogue mixte. Il est vrai que nous apprécions particulièrement les films de qualité de réalisateurs européens. Nous travaillons en ce moment sur sept longs métrages (pour un budget de 32M $) à terminer avant la fin de l'année : Bathory du Tchèque Juraj Jakubisko, Dos de l'Espagnol Guillermo Groizard, les films finnois Mystery of the Wolf de Raimo O Niemi et Quest For a Heart de Pekka Lethosaari, le nouveau Miguel Alcantud, intitulé Anastezi (Espagne), un projet encore sans titre du Slovène Damjan Kozole et Astropia, de l'Islandais Gunnar B.Guðmundsson.

Que pensez-vous des nouvelles lois britanniques sur la coproduction et des réformes fiscales? Quels effets pensez-vous que ces mesures auront sur vos activités?
Ce que le gouvernement britannique a fait affecte terriblement la production de films en Europe et montre, une fois de plus, combien le Royaume-Uni est anglo-centrique en ne fournissant aucun soutien culturel au cinéma européen. Le principal effet de ces mesures sur nos activités est que nous avons dû hâter la production de six films pour commencer avant le 31 mars, si bien nous sommes une des seules sociétés de production indépendantes au Royaume-Uni qui ont en ce moment plus de films qu'ils n'en peuvent gérer. Les nouvelles mesures m'ont également permis de constater qu'il n'est plus possible de coproduire efficacement avec l'Europe, faute d'un outil viable qui nous permette de rendre la pareille aux partenaires européens qui investissent dans nos films. De fait, à présent nous cherchons à faire des films au Royaume-Uni ainsi qu'aux États-Unis, où nous pouvons embaucher des stars pour augmenter la valeur ajoutée de nos films. Nous entrons également en Afrique du Sud par la grande porte, grâce à notre collaboration avec le réalisateur d'U Carmen, Mark Dornford May.

Quels projets britanniques êtes-vous en train de développer?
Nous produisons en ce moment un drame qui est le premier film de Dominic Murphy (anciennement membre de l'équipe de publicitaires travaillant avec Michel Gondry). Ce film raconte l'histoire d'un tueur en fuite, sur un scénario de Shane Smith et Eddy Moretti ; le tournage commencera en janvier prochain. Ce projet au budget de 2M $ est coproduit par la société canadienne Vice-Films, avec le soutien du UK Film Council. Les ventes internationales sont assurées par Lumina Films.

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