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FILMS Allemagne

Schwerkraft, la gravité qui nous absorbe

par 

Schwerkraft [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
signifie force de gravité, la force responsable de l’attraction des masses entre elles en fonction de leur poids, la force avec laquelle la Terre attire ceux, qui comme Frederik, le protagoniste du film, essaient de s’éloigner de sa surface. Le film, qui respire l’influence du cinéma américain contemporain [Fight Club de David Fincher (2003) ou American Psycho de Mary Harron (2000)], et du cinéma allemand (The edukators de Hans Weingartner), accroche dès la première scène et vous empoigne jusqu’au bout. Son réalisateur Maximilian Erlenwein arrivait à peine à croire que son projet de fin d’études à l’Ecole de cinéma de Berlin (dffb) venait de remporter le prestigieux prix Max-Ophüls, qui chaque année récompense les jeunes talents du cinéma en langue allemande.

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Frederik Feinrmann (Fabian Hinrichs) est un jeune et prometteur employé de banque qui, un jour, après avoir refusé un crédit à un client, voit celui-ci se suicider sous ses yeux. Le choc émotionnel que cette scène produit en lui le pousse à chercher un exutoire, et c’est ainsi qu’il commence une vie errante dans le monde de la délinquance. Vince Holland (JürgenVogel), un vieil ami, refait alors surface dans sa vie pour devenir le mentor du jeune aspirant à la criminalité. Vince connait bien le monde de la pègre : il a passé sept ans derrière les barreaux et ne veut plus y remettre les pieds, mais il a besoin d’argent et accepte d’accompagner et de guider Frederik dans ses aventures nocturnes, lors desquelles ils cambriolent les maisons de clients de la banque partis en voyage. Nadine (Nora von Waldstätten), une ex-copine de Frederik par laquelle il est toujours obsédé, entre en scène au moment opportun. Petit à petit, on comprend que le vrai Frederik a plus du criminel dans lequel il s’est converti, que de l’employé de banque consciencieux et responsable qu’il avait essayé d’être ces dernières années.

L’intrigue dramatique, pas très cohérente par moments, contient d’excellentes scènes comiques et se réserve même de la place pour une histoire d’amour. Le film se repose beaucoup sur ses acteurs, tous formidables. On remarquera tout particulièrement Fabian Hinrichs et Nora Waldstätten, également récompensés au festival, qui parviennent à ce que ce mélange de genres et d’intrigues pas toujours bien maitrisé, ne nous fasse pas perdre l’intérêt un seul instant.

Schwerkraft a vu le jour grâce au soutien des chaines de télévision ZDF (Das Kleine Fernsehspiel) et ARTE. Ce film sera distribué sur les écrans allemands par Farbfilm Verleih à partir du 25 mars, tandis que Telepool s’occupera des ventes internationales.

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(Traduit de l'espagnol)

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