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DOCUMENTAIRES Belgique

Au cœur du Webdoc

par 

Le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique organisait le mercredi 7 mai le une rencontre sur le web documentaire. Alors que le genre est encore balbutiant en Belgique (où il n’existe d’ailleurs pas de soutien ou d’encouragement dédié), le centre avait donc convié des professionnels belges qui tentent de développer des projets dans le domaine, ainsi que des spécialistes français.

Le Webdoc pose de très nombreuses questions, en premier lieu sur le plan narratif. Si notre civilisation s’est construite sur des récits linéaires, organisés selon une ligne du temps immuable, l’internet, et en particulier son intertextualité, offre la possibilité de s’affranchir de la linéarité pour créer d’autres types de hiérarchies narratives. Le récit ne s’organise plus dans le temps, mais dans l’espace. Autant de questions que s’est posées Marie Mandy, documentariste belge, en décidant de faire de son projet La Loge du Sein un webdoc. Questions qui fascinent également Patric Jean, réalisateur belge dont le renommée internationale n’est plus à faire, qui après quelques collaborations ponctuelles dans le domaine, prépare actuellement son premier « long » webdoc. Passionné par le sujet, il a proposé à l’audience un aperçu de l’évolution sur le web de la délinéarité, à travers un rapide tour d’horizon des principaux webdocs, de Thanatorama à Prison Valley.

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Prison Valley justement était au cœur des interventions d’Alexandre Brachet, directeur de Upian, la société productrice, et Joël Ronez, responsable du pôle web chez Arte, partenaire du projet. L’esthétique de Prison Valley, entre document photographique et jeu vidéo, la richesse et la diversité de son contenu, et le développement communautaire afférent ont permis de prendre conscience des possibilités offertes par le genre. Tous se sont accordés pour clamer que le web n’est pas un lieu de diffusion alternatif pour le documentaire, mais bien un lieu de création alternatif, riche de possibilités différentes, et de nouvelles profondeurs de champ, dont la grammaire est encore à créer. La limite aujourd’hui reste le modèle économique du produit, encore à inventer, puisqu’à l’heure actuelle, les webdocs, dépendant économiquement, sont financés par leurs « produits dérivés », par exemple leur format télé.

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