email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

BERGAME 2018

Critique : The Strange Sound of Happiness

par 

- Le documentaire de Diego Pascal Panarello part d'une expérience personnelle entre magie et réalité qui a amené le réalisateur jusqu'en Sibérie, jusqu'aux origines d'un petit instrument de musique

Critique : The Strange Sound of Happiness

"Il y a des choses que tu ne choisis pas : ce sont elles qui te choisissent" : à partir de cette maxime à la Dickens empruntée à Minority Report , le musicien et réalisateur sicilien Diego Pascal Panarello a développé un documentaire visionnaire et fascinant, The Strange Sound of Happiness [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
, qui est son premier long-métrage. Le film a reçu une mention spéciale au prestigieux festival DOK Leipzig, où il a fait son avant-première mondiale, avant d'arriver, en avant-première italienne, à la 36e édition du Film Meeting de Bergame, puis à l'éminent événement du documentaire CPH:DOX, à Copenhague (15-25 mars), dans la section Sound and Vision.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)
series serie

The Strange Sound of Happiness raconte l'histoire de Diego, le réalisateur, envoûté et obsédé par ce petit instrument fascinant au son pénétrant qu'est la guimbarde sicilienne, baptisée scacciapensieri (passe-temps) en italien, marranzano en sicilien. Il est iconique au cinéma, depuis qu'Ennio Morricone l'a intégré à la musique de Pour quelques dollars de plus de Sergio Leone, en 1965. Mais ce petit bout de métal vibrant est un instrument aux origines très anciennes et Diego, décidé d'en découvrir les racines, va aller pour cela jusqu'aux plaines glacées de la Yacoutie, en Sibérie, où le khomus ("homme magique") est l'instrument national, symbole de félicité. Mais qu'a à voir cet "homme magique" avec le musicien sicilien ?

À travers une narration entre réalité et magie, soutenue par une voix off ironique, le film nous fait faire des rencontres prodigieuses et déroule des animations réveuses (réalisées par Alvise Renzini de l’Opificio Ciclope de Bologne) et des panoramas extraordinaires, très bien photographiés par Matteo Cocco (Emma [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
).

Le film, fruit d'un long travail de recherche et de préparation, a pu être réalisé grâce à une campagne de crowdfunding lancée en 2012, qui a permis à Panarello d'aller en Sibérie. Il a été développé ensuite grâce à la maison de production turinoise Stefilm, qui s'est intéressée à l'entreprise après que The Strange Sound... ait gagné le prix du meilleur projet à Documentary in Europe, à Bardonecchia (en 2011), et l'a coproduit avec la société allemande Kick Film, et avec le soutien, notamment, du Ministère de la Culture italien, de la Commission du film de Sicile, du Fonds Piemonte Doc et d'ARTEThe Strange Sound of Happiness arrivera sur les écrans italiens en avril, distribué par la société bolognaise Apapaja.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.

Privacy Policy