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ROTTERDAM 2019 Compétition Tigre

Critique : Los días que vendrán

par 

- Le Catalan Carlos Marqués-Marcet conclut sa trilogie sur le désamour dans les relations de couple par une fiction sur l'expérience vertigineuse de la maternité et la paternité

Critique : Los días que vendrán
María Rodríguez et David Verdaguer dans Los días que vendrán

Le quatrième long-métrage de l'Espagnol Carlos Marqués-Marcet, Los días que vendrán [+lire aussi :
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, a été dévoilé dans le cadre de la Compétition Tiger du Festival de Rotterdam. Son nouveau film relate la prise de conscience de la maternité et la paternité chez les tous nouveaux parents, en documentant la grossesse (réelle) de l'actrice Maria Rodriguez (El ministerio del tiempo) et son compagnon, David Verdaguer (Été 1993 [+lire aussi :
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), jusqu'à la naissance de leur fille Zoe. Bien que le film suive de manière détaillée la transformation physique de Rodriguez sur neuf mois, ce n'est pas un documentaire : c'est une fiction sur l'incommunication entre les êtres humains que le réalisateur a insérée au sein d'un couple réel d'acteurs attendant un bébé dans la vraie vie.

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Les personnages de ce récit, co-écrit à six mains par le réalisateur avec Clara Roquet (Petra [+lire aussi :
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) et Coral Cruz (Morir [+lire aussi :
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), ne sont pas à l'image de leurs interprètes. Pour commencer, aucun des deux n'est acteur : dans le film, Verdaguer incarne un apprenti avocat du nom de Lluís et Rodriguez joue une journaliste que tout le monde appelle "Vire. Le film commence par la nouvelle inattendue de la grossesse de Vir. Les deux trentenaires, ravis de se lancer dans l'aventure qui va consister à mettre cet enfant, ignorent la crise qui va naître au sein de leur idylle sentimentale et la détruire petit à petit. 

Los días que vendrán est le dernier volet de la trilogie de Marques-Marcet sur le désamour et les dangers de la cohabitation des couples, trilogie dont le premier volet était 10.000KM [+lire aussi :
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, suivi de Tierra firme [+lire aussi :
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, Les trois films ne sont pas uniquement liés par leur thématique : on retrouve dans chacun d'eux l'acteur fétiche du cinéaste, David Verdaguer. Ce troisième tome répète le modèle narratif des deux épisodes précédents. Il décrit en effet le passage progressif de l'euphorie à la tragédie imminente, une odyssée sur la culmination puis la défaite de l'amour qu'on avait déjà suivie à travers le récit de la souffrance d'une relation à distance (10.000KM) ou de l'éloignement émotionnelle des héroïnes de Tierra firme après que l'une d'elle soit tombée enceinte.

Les personnages de Marqués-Marcet ne sont pas abattus par le désespoir, bien que les situations limites auxquelles ils sont confrontés indiqueraient le contraire : malgré l'élément tragique, qui se sédimente de jour en jour et finit par asphyxier leur relation, le film respire à chaque fois que Vir se réfugie dans le visionnage des cassettes VHS du jour de sa naissance – qui sont des vidéos familiales de l'accouchement de la mère de l'actrice, que le cinéaste a intégré à son film de manière à appuyer sa réflexion sur le cycle de la vie en brouillant une fois de plus les limites entre la fiction et le réel.

Los días que vendrán a été produit par les sociétés espagnoles Lastor Media, Avalon Producciones et Movistar +. Les ventes internationales du film sont assurées par Film Factory Entertainment.

(Traduit de l'espagnol)

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