email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

PRODUCTION / FINANCEMENT France / Luxembourg / Belgique

Première adaptation au cinéma du roman Allah n'est pas obligé

par 

- Ce road-movie d’animation de Zaven Najjar oscillera entre drame et humour noir, récit épique à la Kirikou et conscience satyrique façon Persepolis

Première adaptation au cinéma du roman Allah n'est pas obligé

Parmi les bénéficiaires de la dernière campagne de financement du Film Fund Luxembourg (13 millions d’euros répartis sur 29 projets), figure la première adaptation cinématographique du roman ivoirien Allah n'est pas obligé. À propos d’un enfant soldat au Libéria dans les années 90, ce récit d’Ahmadou Kourouma très remarqué par la critique avait remporté les prix Renaudot et le Goncourt des lycéens à sa sortie en 2000. Le projet de long-métrage d’animation, notamment présenté en 2018 au Cartoon Movie de Bordeaux, au CEE Animation de Trebon et au MIA 2019 à Rome, est aujourd’hui porté par un budget de 4,700.000 € répartis sur trois pays : France (41 %, Special Touch Studios), Luxembourg (35%, Paul Thiltges Distributions) et Belgique (23%, Lunanime et Need Production).

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

C’est le français Sébastien Onomo qui a présenté l’idée aux luxembourgeois Adrien Chef et Paul Thiltges tandis qu’ils travaillaient déjà ensemble sur Funan [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Denis Do
fiche film
]
de Denis Do, drame sur le régime totalitaire des Khmers rouges. Avec cette nouvelle aventure, les producteurs retrouvent les thèmes de la guerre et de la violence civile, mais cette fois appliqués à un tout autre territoire et plusieurs pays : la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire.

Birahima, orphelin guinéen d’une dizaine d’année, subit l’influence de Yacouba, un garçon fasciné par l’univers des enfants soldats du NPFL (National Patriotic Front of Liberia) associés au rebelle Charles Taylor, héros de la guerre civile qui frappera la région durant huit ans. Sous les auspices du Colonel "Papa Le Bon", le pré-adolescent apprend la vie de garnison, la propagande, les cérémonies religieuses, la drogue, le maniement des armes, et devient ami avec d'autres enfants-soldats. De mésaventures en mésaventures, Birahima navigue entre les milices, participe à des exactions.

Soucieux de maintenir la véracité historique du texte original d’Ahmadou Kourouma dont il admire le ton incisif et décalé, le réalisateur Zaven Najjar (qui signe son premier long-métrage) revendique toutefois une certaine distance vis-à-vis du roman. "Avec la co-scénariste Karine Winczura, notre intention durant tout le travail d'adaptation a été de mettre Birahima au centre du récit et de l'action. En effet, là où dans le roman le personnage est assez passif, et relate des évènements dont il a été témoin, notre démarche a été par opposition, de le rendre plus actif pour que le spectateur se retrouve en empathie avec lui. Une approche qui nous permet de mieux raconter ce petit garçon et son parcours initiatique dans le contexte de la guerre civile."

Allah n'est pas obligé développera un univers visuel très graphique, coloré et percutant, qui ne fermera pas les yeux sur la violence frontale, sans jamais être gratuite. Côté luxembourgeois, c’est le studio La Fabrique d’Images qui pilotera en grande partie les travaux d’animation, de story-board, de décoration, de lay-out et de compositing, tandis que la post-production sonore sera assumée par le Studio Philophon.

Par ailleurs, Paul Thiltges Distributions et Special Touch Studios travaillent également sur le co-développement de plusieurs autres projets, dont le long-métrage fiction Fanon de Jean-Claude Barny (sur l'écrivain psychiatre martiniquais Frantz Fanon), le film d’animation Sidi Kaba de Rony Hotin, et la série African Empire.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.

Privacy Policy