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PRODUCTION / FINANCEMENT Autriche / Luxembourg / Allemagne / France

Marie Kreutzer prépare un nouveau film sur l’impératrice Sissi

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- Vicky Krieps est en tête d’affiche de Corsage, une coproduction entre l’Autriche, le Luxembourg, l’Allemagne et la France

Marie Kreutzer prépare un nouveau film sur l’impératrice Sissi
L'actrice Vicky Krieps

Élisabeth de Wittelsbach, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie ayant régné pendant plus de 44 ans comme épouse de l’Empereur François-Joseph Ier, n’est pas seulement une personnalité européenne majeure de la seconde moitié du 19e siècle. À travers sa beauté et son esprit rebelle, "Sissi" n’a jamais cessé d’alimenter toutes sortes de fantasmes dans la culture populaire. La souveraine meurtrie fut glorifiée au cinéma dans les années 50 par la trilogie d’Ernst Marischka révélant Romy Schneider. Suivirent de nombreux téléfilms vite tombés aux oubliettes comme la mini-série Sissi: naissance d'une impératrice de Xaver Schwarzenberger. En 2012, à l’occasion du 175e anniversaire de la naissance de la souveraine, le documentaire Sisi de Kurt Mündl offre toutefois une vision inédite et beaucoup moins édulcorée d’Élisabeth d’Autriche, que certains historiens décrivent comme très égoïste.

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C’est dans cette mouvance révisionniste que la réalisatrice autrichienne Marie Kreutzer réalise Corsage, un film qui se concentrera ainsi sur la seconde partie de l’existence de la souveraine, alors âgée de 40 ans et emprisonnée dans sa peur exacerbée de vieillir. La cinéaste avoue vouloir appuyer sur la comparaison avec l’époque actuelle où l’âge est sans cesse objet de fuite. En ce sens, "Corsage doit devenir un film radical et moderne, pas un conte de fées avec une belle toile de fond", déclare Kreutzer. "Un film sur une rebelle au sein d'un système rigide, sur une femme qui repousse d'abord jusqu'à leurs limites les règles qui lui sont imposées, pour finalement leur échapper de la seule manière possible. Élisabeth est sans compromis. Le film veut l’être également."

Ceci sera donc le cinquième long-métrage de la réalisatrice, après The Fatherless [+lire aussi :
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(sélectionné au Panorama de Berlin 2011), Gruber Is Leaving [+lire aussi :
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(2015), We Used to Be Cool [+lire aussi :
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(2016) et The Ground Beneath My Feet [+lire aussi :
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interview : Marie Kreutzer
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(en compétition à Berlin 2019).

Forte d’un budget de 7 312 328 €, cette coproduction quadripartite implique l’Autriche (à hauteur de 55,57 % via le producteur Alexander Glehr de Film AG), le Luxembourg (23,46 % assumés par Bernard Michaux de Samsa Film) ainsi que, pour les apports minoritaires, l’Allemagne (Komplizen Film) et la France (Kazak Productions). Bénéficiaire d’Eurimages, le projet a reçu entre autres un soutien de 635 000 € du Vienna Film Fund et un autre de 1 500 000 € du Film Fund Luxembourg.

Le film affichera d’ailleurs une teinte luxembourgeoise au travers de sa comédienne principale, Vicky Krieps. Née au Grand-Duché, la star du Phantom Thread de Paul Thomas Anderson, et qu’on verra bientôt à l’affiche de l’excellent De nos frères blessés de Hélier Cisterne (un drame politique sur la guerre d’Algérie), campera l’Impératrice en 1877, soit une vingtaine d’année avant son assassinat.

Suite au semi-confinement et au ralentissement des activités, le tournage fut décalé et débutera désormais à Vienne et ses environs en mars 2021, puis au Grand-Duché durant l’été. Du côté de Samsa Film, qui pilotera par ailleurs l’intégralité de la post-production sonore, le producteur Bernard Michaux affiche son enthousiasme : "Je suis heureux d’accompagner une réalisatrice douée, intéressante et subtile, connue non seulement dans son pays, l’Autriche, mais également dans toute l’Europe et l’international. Je crois fondamentalement en ce scénario puissant, qui s’inscrit dans des thématiques très actuelles et rayonne de modernité, même s’il s’agit d’un film d’époque. Et bien sûr, c’est un plaisir de retrouver l’actrice Vicky Krieps, avec laquelle j’avais collaboré en 2009 sur le court métrage X on a Map."

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(Traduit de l'anglais)

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