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TRIBECA 2021

Critique : Lady Boss: The Jackie Collins Story

par 

- Dans cet intéressant documentaire, la réalisatrice britannique Laura Fairrie remet au goût du jour l’imprimé léopard, et les cheveux en pétard

Critique : Lady Boss: The Jackie Collins Story

Lady Boss: The Jackie Collins Story [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Laura Fairrie, projeté dans la section Spotlight Documentary du Festival de Tribeca, étant consacré à l’auteure de best-sellers qui a bâti un empire avec des descriptions du type "chair salée" et "décharge palpitante", pas étonnant que ce film soit extrêmement divertissant. Mais bien qu’il s’ouvre sur une interview de sa sœur Joan Collins où cette dernière prétend qu'après sa mort, en 2015, Joan Collins est revenue sous forme de mouche, l’obscurité n’est pas absente du récit de sa vie, on l'y trouve même à hautes doses. Si, comme Collins l'a notoirement affirmé, "les filles peuvent tout faire", il faut tout de même qu’elles travaillent beaucoup pour ça, et dur.

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Fairrie ne tente pas vraiment de rédimer les romans de Collins, qui débordent de phrases comme "son visage est une invitation ouverte à coucher", et son film ne s’en porte que mieux. Cela dit, ce qu'elle montre clairement, c'est que pour beaucoup de gens, ces histoires ont marqué leur première rencontre avec des personnages féminins qui voulaient tout dans la vie, ne se sentaient pas le besoin de s'en excuser, et la plupart du temps, arrivaient à leurs fins, y compris sexuellement. "Elle savait promouvoir ses livres sans en être embarrassée", fait observer son agent, et en effet, de la promotion, elle en a fait, en dépit des tentatives constantes de la tourner au ridicule de la part de journalistes et d'autres écrivains qui n'avaient pas l'once de son succès commercial et n'arrivaient pas à la cheville de l'adulation dont elle était l'objet, pas même en rêve. Un grand nombre de ses apparitions à la télévision rappellent le fiasco de l'interview d'Helen Mirren par Michael Parkinson, et pourtant elle reste parfaitement sereine, dans l'armure à imprimé léopard de son choix.

Il y a un autre aspect dans ce film : à un moment, il se mue en un conte de deux soeurs : toujours comparées entre elles, soi-disant en compétition, mais toutefois (chose intéressante) toujours unies à l'heure de transformer en films les romans de Jackie, justement au moment où l'étoile de Joan l'actrice était déclinante – notamment pour faire le classique de la partouze en piscine sur fond de disco The Stud. À ce stade, il serait probablement impossible de se référer à l'une en ignorant complètement l’autre, mais même avant de connaître le succès, Collins n'a jamais juste été "la soeur de Joan".

Si on l'a connue comme une enseigne générant un volume d'affaires considérable de dessous ses " cheveux en pétard avant même que les cheveux en pétard ne soient à la mode", Jackie n'a jamais été réductible à une seule chose, point barre. Avant, il y a eu aussi une jeune nana qui gribouillait tout dans son journal intime quand elle bécotait un nouveau type, une fille sous-appréciée par ses parents, une aspirante-starlette, une jeune femme prise au piège dans son premier mariage, puis encouragée à entreprendre une carrière par son deuxième mari, puis une auteure publiée, posant en bikini à côté d'une machine à écrire. Elle a appris petit à petit à naviguer dans un monde d'amour, gloire et beauté, faisant croire à tout le monde qu'ils étaient ses meilleurs amis dans l’intervalle. En somme, ce fut pas mal l'éclate, malgré les nombreuses épreuves qui ont fait qu'elle est devenue ce qu'elle est devenue – et ce avant même que Michael Caine et Roger Moore n'entrent dans la danse, bien éméchés.

Lady Boss: The Jackie Collins Story est une coproduction entre les États-Unis et le Royaume-Uni qui a réuni les efforts de CNN Films, AGC Studios, BBC Arts et Passion Pictures, en association avec Ventureland.

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(Traduit de l'anglais)

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