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CANNES 2006 Quinzaine des Réalisateurs / HU

White Palms : la liberté en mouvement

par 

Projeté au Festival de Cannes à la Quinzaine des Réalisateurs, White Palms [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Szabolcs Hajdu
fiche film
]
était le grand vainqueur cette année de l'Hungarian Film Week (lire la news). Szablocs Hadju s'est vu récompensé des prix du meilleur réalisateur, de la meilleure photographie, des meilleurs producteurs, du meilleur montage et du prix Gene Moskowitz décerné par la critique étrangère. Un véritable succès pour ce représentant de la "nouvelle vague" hongroise (voir le dossier consacré à la Hongrie).

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Film autobiographique, inspiré par l'histoire de son frère, le gymnaste Zoltán Miklós Hadju qui interprète ici le rôle principal de Dongo, White Palms se construit sur une structure chronologique étonnante. Alors que l'histoire se déroule au présent lorsque Dongo arrive au Canada pour entraîner de jeunes athlètes, de longues séquences nous raconte son enfance de petit "singe" : dans un gymnaste, le petit Dongo (Orion Radies) apprend à plier son corps à une discipline de fer. L'enfant surdoué est exposé aux coups et à la folie des adultes qui l'entourent : sa famille qui le voit comme un objet de réussite, son entraîneur, véritable dictateur. Pour échapper à la violence de cet enfance et réussir à trouver sa place finalement dans la troupe du Cirque du Soleil, Dongo devra faire face à un double échec que le réalisateur filme en montage alterné : d'un côté, dans le passé, sa première tentative pour échapper à sa famille et au gymnase ; de l'autre, dans le présent, un duel entre lui et le jeune champion canadien qu'il entraîne. Grâce à la structure temporelle qui fait se rejoindre passé et présent, à la caméra portée qui n'abandonne jamais le point de vu de son personnage, aux plans d'ensemble qui saisissent les corps en mouvements, en sauts et en courses, Hadju filme l'énergie puissante qui agite un destin individuel. Si White Palms raconte l'histoire d'une enfance volée et celle d'un pays où la dictature se rejoue à tous les étages, il capte le mouvement souterrain qui permet à un individu de s'affranchir de son histoire.

Produit par Katapult Film et FilmPartners, White Palms sera distribué sur le territoire national par Budapest Film. La société française Onoma gère les ventes à l'international.

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