email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

FESTIVALS République Tchèque

Karlovy Vary et les avatars de la vie de famille

par 

Deux films en compétition à Karlovy Vary International Film Festival, tous deux réalisés par des duos de cinéastes, se penchent sur les difficultés de la vie de famille : le titre polonais Saviour Square et le film espagnol Pudor [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
.

Saviour Square est le nouveau film des réalisateurs-scénaristes Joanna Kos-Krauze et Krzysztof Krauze. Pour Kos-Krauze, ce travail à quatre mains est une première expérience derrière la caméra, mais elle a co-écrit My Nikifor [+lire aussi :
critique
fiche film
]
de Krauze, qui a remporté quatre prix, dont celui du meilleur film, à Karlovy Vary en 2005.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Leur nouveau film est un drame contemporain intense qui met en scène un couple de la classe ouvrière forcé d'aller vivre chez la mère du mari parce que tout l'argent qu'ils ont investi dans un nouvel appartement est parti en fumée pour cause de faillite des bâtisseurs.

Saviour Square, produit par Studio Filmowe Zebra, Canal + Polska et Telewizja Polska, nous livre un tableau sans pitié des frictions et petites cruautés domestiques qui découlent de ces dures circonstances et rendent la vie des personnages insupportable. Jowita Miondlikowska et Arkadiusz Janiczek, qui incarnent le couple en question, et l'actrice vétérane Ewa Wencel, qui joue la mère, intègrent pleinement leurs rôles. Ils ont par ailleurs participé au développement du scénario.

La vie de famille est tout aussi suffocante dans le long métrage espagnol en lice Pudor, adapté d'un récit de Santiago Roncagliolo par les frères David et Tristán Ulloa. Après le décès de leur grand-mère, un couple avec deux enfants et un grand-père incapacité essaie de joindre les deux bouts, mais ce n'est pas facile. Le grand-père (Celso Bugallo) est à peine conscient d'avoir perdu sa femme, Juan Luis (Nancho Novo) a du mal à dire à son épouse (Elvira Minguez) quelque chose d'important concernant sa propre santé et leurs enfants sont en proie à leurs premiers sentiments amoureux. Ce film a été produit par Tesela ; les ventes internationales sont assurées par Sogepaq.

Les deux films scrutent avec acuité les comportements humains sans jamais embellir la vie de famille ou tomber dans le mélodrame. Au contraire, ils évoquent la solitude de chaque individu parmi la foule et l'énergie que cela requiert de vivre, tout simplement.

(Traduit de l'anglais)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.